La Faune s'attaque aux pêcheurs illégaux du Memphrémagog

Le Service de protection de la Faune a sorti l'artillerie lourde pour mettre fin aux activités de braconnage sur le lac Memphrémagog.
Depuis mercredi, une cinquantaine d'agents du ministère ont été mobilisés pour rencontrer 25 personnes qu'on soupçonne d'avoir pêché, vendu et acheté du poisson illégalement.
Le Service de protection de la Faune mettait ainsi fin à une enquête amorcée en 2011, mentionne le sergent Gilles Chiasson, de la direction régionale du ministère.
«On parle de dépassement de la limite de pêche à la perchaude, au touladi et à la ouananiche. Nous avons saisi du poisson ainsi que des embarcations», signale M. Chiasson.
«Nous avons rencontré des pêcheurs, mais aussi des acheteurs. Il faut savoir qu'il est aussi interdit de vendre que d'acheter du poisson de pêche sportive.»
Le sergent Chiasson évalue qu'environ 70 chefs d'accusation pourraient être déposés à la suite de cette opération. Les gens pris en défaut s'exposent à des amendes pouvant atteindre 50 000 $ au total.
Les individus demeurent pour la plupart dans la MRC de Memphrémagog, mais des contrevenants de la Montérégie et du Centre-du-Québec sont aussi visés par l'enquête.
Gilles Chiasson ajoute qu'aucun restaurateur ne fait partie des acheteurs illégaux de poisson. On ne parle pas d'un réseau, les personnes visées n'avaient pas de lien, précise-t-il.
Le décompte de la quantité de poissons saisis n'était pas encore complété, jeudi. «C'est une bonne quantité», résume-t-il.
Difficile d'évaluer aussi combien de tonnes de poissons les présumés braconniers ont pu écouler sur le marché noir depuis trois ans.
«Il est important de ne pas encourager les vendeurs de poissons illégaux. Il faut toujours s'informer de la provenance du poisson avant de l'acheter», recommande le porte-parole de la Faune.