La direction de Neptune assure avoir respecté les normes

La compagnie Neptune se défend vivement d'avoir entreposé une quantité d'acétone qui excédait la limite permise lors de l'explosion de son usine sherbrookoise. Trois de ses employés y ont perdu la vie.
Michel Chartrand
« Les avis de non-conformité du ministère de l'Environnement n'étaient pas liés aux quantités d'acétone », a soutenu jeudi après-midi le chef des opérations de Neptune Technologies & Bioressources, Michel Chartrand, lors d'une conférence de presse réalisée au lendemain d'une rencontre avec les représentants du Ministère.
« En tout temps », les quantités d'acétone entreposées tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'usine étaient « conformes et même en deçà des limites permises par le Ministère », a insisté M. Chartrand en disant vouloir « corriger les faits ».
Les allégations véhiculées dans les médias depuis près d'une semaine ont « fait mal » à Neptune, a-t-il admis, tout en se gardant bien de blâmer qui que ce soit.
Vendredi dernier, le Ministère a acheminé deux avis de non-conformité à l'entreprise. L'un concernait la modification et l'ajout d'équipement de production dans la partie existante de l'usine. L'autre indiquait que les travaux d'agrandissement - en cours depuis près d'un an au coût de 20 M $ - étaient réalisés « sans avoir obtenu préalablement du ministre un certificat d'autorisation ».
Le certificat d'autorisation de l'entreprise lui permet d'entreposer 30 000 litres d'acétone à l'extérieur et 6000 litres à l'intérieur de ses installations. Une quantité maximale de 16 000 litres peut par ailleurs être utilisée dans le processus de fabrication de l'huile de krill, indique le chef des opérations de Neptune.
Texte complet dans La Tribune de vendredi.