Arturo Sanchez

La dépouille d'Arturo Sanchez immobilisée à Sherbrooke

Malgré des démarches entreprises promptement et la somme nécessaire amassée tout aussi rapidement pour qu'il puisse être enterré à Cuba, la dépouille d'Arturo Sanchez est toujours à Sherbrooke.
Le propriétaire du Loubards Christian Fournier, qui a mené la campagne de financement pour que le jeune Cubain repose auprès des siens à la suite de son décès le 20 décembre dernier, déplore la situation. Sur la page Facebook créée en hommage à l'homme de 32 ans, plusieurs personnes s'indignent de ces délais administratifs.
« Le corps d'Arturo n'a toujours pas été rapatrié à Cuba. Ça n'a pas de sens. Sa famille l'attend là-bas. Il manque un document du ministère des Affaires étrangères du Canada afin que son corps puisse retourner auprès de sa famille », mentionne M. Fournier.
Des démarches ont été entreprises vers la fin de la semaine dernière auprès du député de Sherbrooke Pierre-Luc Dusseault pour tenter de faire accélérer le processus.
« Tout est planifié et réglé. La famille d'Arturo a beaucoup de difficulté à faire son deuil tant que tout n'est pas réglé », mentionne M. Fournier.
La communauté latine de Sherbrooke, les amis et les collègues d'Arturo avaient combiné leurs efforts en apprenant son décès afin d'amasser des fonds qui permettraient qu'il retourne auprès des siens.
Depuis le 15 janvier
Le rapatriement du corps d'Arturo Sanchez à Las Tunas, ville cubaine à 70 km de Holguin, devait avoir lieu vers le 15 janvier. Un montant de 17 000 $ avait été amassé pour couvrir tous les frais, le reste de la somme devant être remise à la famille d'Arturo Sanchez.
« Ce n'est pas une question d'argent ni de volonté. Toutes les démarches ont été faites rapidement. Nous attendons toujours l'autorisation gouvernementale pour que le corps puisse être acheminé auprès de sa famille à Cuba », explique le directeur général de la Coopérative funéraire de l'Estrie, François Fouquet.
Il rappelle que sur le plan humain, la situation est difficile pour les proches d'Arturo Sanchez qui est décédé depuis plus d'un mois et demi.
« La dépouille est conservée dans des conditions optimales pendant ce délai administratif. Le problème se situe sur le plan humain où une famille endeuillée attend de revoir son enfant pour faire son deuil. Nous espérons que la situation pourra rapidement connaître son dénouement », mentionne François Fouquet.