La CSRS pourrait exiger de nouveaux frais de transport

Les parents dont l'enfant fréquente une école primaire à vocation particulière de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) pourraient devoir payer des frais de transport de 100 $ à compter de la prochaine rentrée. Christelle Lefèvre, porte-parole des parents qui se sont opposés aux frais de transport pour une deuxième adresse, entend interpeller les élus scolaires sur cette question, qui fait partie des scénarios étudiés en vue de l'adoption du budget.
Mme Lefèvre est elle-même mère de deux enfants fréquentant l'Écollectif, une école à vocation particulière, comme l'école Sacré-Coeur et les Enfants-de-la-Terre, des établissements qui seraient visés par cette nouvelle tarification. Au cours des derniers mois, elle a, au nom d'un groupe de parents, talonné la CSRS sur des frais de transport chargés à une deuxième adresse.
La CSRS exige depuis la rentrée scolaire 150 $ par élève (maximum 300 $ par famille) pour offrir le transport scolaire à une deuxième adresse, par exemple dans le cas de couples séparés. Mme Lefèvre a porté plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ); le dossier s'est finalement réglé en médiation. Selon l'entente intervenue, dès la prochaine rentrée, les parents qui en font la demande pourront obtenir le soutien de la CSRS grâce à un fonds d'aide de 20 000 $ réservé à cet effet.
Est-ce que ce sera le cas cette fois-ci, si la commission scolaire impose de nouveaux frais? se demande Mme Lefèvre.
Il y a plusieurs mois, elle avait fait part de ses craintes à propos d'une tarification du transport des élèves qui ne fréquentent pas leur école d'appartenance. Si la CSRS allait de l'avant avec cette nouvelle facture aux parents, la clientèle des écoles pourrait en subir les contrecoups, s'inquiète-t-elle en faisant valoir que des parents pourraient alors préférer leur école de quartier afin d'éviter de payer des frais additionnels.
Gilles Normand, président de la CSRS, indique que le scénario étudié pour le moment concerne davantage les écoles à vocation particulière au primaire. «Ce sont des options que l'on regarde», a-t-il commenté. Il souligne également qu'il ne reste plus beaucoup de rencontres de travail avant l'adoption du budget, puisque celui-ci devrait être adopté en août. «C'est là qu'on va finaliser les choix que l'on pourrait faire. S'il y a des frais à charger, on essaie d'y aller avec des coûts raisonnables», dit-il en rappelant que la CSRS jongle avec un trou de 2,4 M$. D'autres compressions, qui pourraient osciller autour de 2 ou 3 M$, pourraient aussi s'ajouter. «Ce sont des choix difficiles», souligne-t-il.
À l'instar de la Commission scolaire des Sommets (CSS), la CSRS doit demander à Québec d'adopter un budget déficitaire. Les élus scolaires devaient donc se réunir ce soir afin d'adopter une résolution. Mme Lefèvre entend prendre part à la séance afin d'interpeller les élus.