La CCS dénonce le prix de l'essence à Sherbrooke

La Chambre de commerce de Sherbrooke (CCS) déplore une fois de plus le prix élevé de l'essence à Sherbrooke. « Selon toute vraisemblance, il semble que le territoire de Sherbrooke semble toujours dans un monde à part, ce qui laisse à penser que le cartel est toujours en place malgré les condamnations », affirme Bruno Lavoie, président de l'organisme.
La CCS prend comme exemple le prix à la pompe payé lundi par les automobilistes sherbrookois. « On peut constater que les détaillants sont voraces, le prix réaliste devrait être selon CAA-Québec de 107,1 $ et non 112,4 $. On voit même dans plusieurs villes au Québec un prix affiché inférieur à 1 $ », illustre-t-il.
« La Chambre de commerce s'est affiliée avec CAA-Québec afin que l'on puisse suivre quotidiennement le prix réaliste à la pompe. Après observation, on s'explique mal comment le prix de l'essence peut toujours être différent à Sherbrooke... Ça laisse croire que la collusion persiste malgré les enquêtes », explique M. Lavoie.
Face à cette situation, le président de la CCS mentionne « qu'il serait donc souhaitable que d'autres joueurs viennent s'installer à Sherbrooke, notamment les grandes chaînes de vente au détail, lesquelles sont moins susceptibles d'être intimidées et invitées à suivre la vague du cartel », souligne Bruno Lavoie.
« Ça ne règlera pas 100 % le problème, mais ça fait partie des solutions crédibles et les commerçants comme les citoyens auront un choix », poursuit-il.
La sortie publique de la CCS dans le dossier de l'essence s'inscrit dans une volonté de prendre position plus souvent à l'avenir, et ce, dans une multitude de dossiers qui touchent les citoyens et les commerçants.