Juifs et musulmans s'allient pour demander un cessez-le-feu à Gaza

Les voix s'unissent en Estrie pour dénoncer les atrocités qui surviennent tous les jours sur la bande de Gaza. Juifs et musulmans s'allient pour demander un cessez-le-feu.
<p>Mohamed Kounna, président de l'Association Culturelle Islamique, et  Isaac Romano, directeur du Centre communautaire juif.</p>
Pour envoyer un message commun, l'Association Culturelle Islamique de l'Estrie et le Centre Communautaire Juif de l'Estrie et de Montréal entreprennent un jeune d'une journée. Se tenant durant le ramadan et le 17e jour du Tammuz, ce jeune de la paix fait écho à d'autres activités semblables qui se déroulent partout dans les pays occidentaux.
L'annonce est émise sur plusieurs fréquences, pour rejoindre le plus d'auditeurs possible, mais elle vise particulièrement les hautes instances gouvernementales.
« Cette demande est spécialement dirigée vers M. Harper. On lui demande de faire pression sur Israël pour des raisons humanitaires, car il en a le pouvoir, pour qu'on cesse de tuer des enfants et des civils », indique Mohamed Kounna, président de l'Association Culturelle Islamique.
Quand des hôpitaux et des écoles remplies d'enfants ont été visés par des bombardements, le vase a débordé; les représentants des deux communautés ont fait front commun.
« Israël ne respecte pas les directives de l'ONU, le Canada peut faire partie de la solution, car il a un pouvoir économique. Il a plusieurs méthodes de pression. Israël doit revenir à la raison et laisser les civils tranquilles. On parle de 2000 morts, 4500 blessés et 80 000 personnes ont déserté », s'indigne M. Kounna.
Soit le message ne se rend pas à M. Harper, soit il fait la sourde oreille, car à toutes leurs questions, les associations n'ont reçu aucune réponse. Ses « intentions sont incompréhensibles », déplorent-elles.
Aux États-Unis, certains sénateurs se sont levés pour dénoncer, pour ajouter du poids aux voix qui se décuplent, mais silence radio du côté nord de la frontière, tant au provincial qu'au fédéral.
Qu'à cela ne tienne, les deux associations estriennes comptent bien multiplier les efforts pour se faire entendre.
« Nous tentons de livrer un message d'amour, d'équité, de générosité qui s'adresse à tout le monde. Musulmans et Juifs s'unissent pour dire non à la violence. Des actions doivent être prises localement. Chaque nation mérite la paix. À la longue, plus de leaders vont se prononcer pour aider les communautés et prendre le risque d'instaurer la paix pour que toutes les familles puissent vivre une vie paisible », résume Isaac Romano, directeur du Centre communautaire juif.
Ce jeune de la paix, qui regroupe près de 4500 personnes en Estrie, s'ajoute à la collecte de fonds qui a permis de remettre 10 000 $ à l'ONU pour aider les victimes des affrontements. 
Le mouvement estrien prend de l'ampleur, les décibels ne cessent de grimper, M. Harper ne pourra les ignorer encore bien longtemps selon eux.