J'me peux plus de Isaac Asimov

Quelqu'un se souvient du film I, Robot, dans lequel jouait Will Smith? Il n'en sera pas question ici. Cette semaine, j'me peux plutôt plus de Isaac Asimov, l'auteur de la nouvelle sur laquelle I, Robot est basé.
Isaac Asimov est donc auteur de science-fiction, docteur en biochimie, père de deux enfants et des trois lois de la robotique. Ces trois lois établissent une espèce d'éthique de l'intelligence artificielle, des années avant qu'une telle chose soit réalistement envisageable. Ces lois sont à la base de toute l'oeuvre d'Isaac Asimov, qui se décline en nouvelles, romans (cycle des Robots, cycle de Fondation) et autres ouvrages de vulgarisation scientifique.
Ce qui fascine chez Asimov, ce n'est pas exactement le style littéraire. Neutre, efficace, presque robotique, son écriture sert d'abord et avant tout la clarté de l'histoire. Non, ce qui fascine, c'est la complexité de l'intrigue et le réalisme des mécanismes qui régissent la société intergalactique. Digne représentant de son époque, il intègre la cybernétique, la psychanalyse (et un peu de marxisme) dans ses récits, tout en parvenant à ne pas perdre ses lecteurs (un exploit en soi). La prémisse de Fondation, son plus grand succès, est pourtant plus qu'ambitieuse : « En l'an 12 065, grâce à la psychohistoire, vous pouvez prévoir l'avenir ».
Autre détail que l'on peut apprécier, Asimov ne raconte pas l'histoire d'une guerre entre humains et extraterrestres. Au contraire, c'est l'historique d'une civilisation au grand complet, relatant autant les périodes de décadence que de misère. Il y a manière de lire tous les livres d'Asimov bout à bout pour respecter une certaine chronologie (qui s'étale sur plusieurs millénaires) et prolonger le plaisir.
Isaac Asimov, un auteur de science-fiction qui mérite d'être lu par tous, même par les lecteurs allergiques aux soucoupes volantes.