Trois mères de La Patrie, Annie Lambert, Édith Dubreuil et Carole Paquette, s'opposent au projet de la Commission scolaire des Hauts-Cantons de modifier les cycles d'enseignement du primaire.

«Je veux que mon enfant reste à La Patrie»

Trois mères de La Patrie refusent que leurs enfants fassent une partie de leurs études primaires à Scotstown. « Je demeure à La Patrie, et je veux que mon enfant reste à La Patrie », affirme Carole Paquette, dont l'aîné entrera en première année à l'automne.
Si le projet de modification des cycles d'enseignement mis de l'avant par la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) se réalise, son garçon devra vraisemblablement s'inscrire à Scotstown. L'école Notre-Dame-de-Lorette de La Patrie et l'école Saint-Paul de Scotstown comptent toutes deux des classes où l'on enseigne trois niveaux à la fois en raison de la baisse de fréquentation. La CSHC propose de regrouper les élèves des deux villages et de leur faire faire leurs deux premières années à Scotstown, les deux dernières à La Patrie et les deux du milieu dans l'un des deux endroits, selon l'organisation scolaire.
Pour certains parents de La Patrie, un tel fonctionnement est impensable.
« C'est beaucoup de gestion de courir deux écoles », dit Annie Lambert, qui a deux enfants qui vont à l'école primaire et un troisième qui y ira bientôt. « Je m'implique beaucoup dans les sorties scolaires, et je ne vois pas comment je pourrais faire pour le faire dans deux milieux. Il y a aussi la gestion des départs et arrivées des autobus », ajoute-t-elle.
La poursuite d'activités parascolaires pourrait également être difficile. « On a par exemple du cheerleading et du handball à La Patrie, il faudrait amener les enfants de Scotstown en auto? », questionne pour sa part Édith Dubreuil, dont la fille est en deuxième année.
La proximité entre son domicile et l'école de son fils est très importante pour Carole Paquette, qui aime bien aller le chercher pour le dîner. « S'il était à Scotstown, je ne pourrais pas le faire », déplore-t-elle.
Pas de problèmes avec les trois niveaux
Les trois femmes ne voient pas de problème avec le fait que leur enfant se retrouve dans une classe à trois niveaux. « Ils nous disent que le triple niveau est plus dur pour les enfants, mais ce n'est pas le cas partout. Un enfant en difficulté le sera autant dans un niveau simple, estime Mme Dubreuil. On veut avoir de vraies statistiques, pas juste nous faire dire que des niveaux triples c'est grave. »
Selon Édith Dubreuil, les parents de Notre-Dame-de-Lorette ont déjà signifié deux fois leur refus de changer les cycles d'enseignement du primaire lors de votes de début d'année. « Les parents n'ont pas voulu, et là, ils essaient de passer par les commissaires », avance-t-elle. Pour modifier les cycles d'enseignement, une commission scolaire doit tenir des séances d'informations. La première aura lieu le 18 février à 19 h à la salle communautaire d'Hampden, à La Patrie.
Les trois femmes comptent bien y faire valoir leur point de vue. « On pense qu'on est en train de se faire passer un sapin et ça ne nous tente pas », résume Mme Dubreuil.