Marie-Claude Pruneau, infirmière à la Clinique de santé sexuelle du Cégep de Sherbrooke, Geneviève Petit, médecin-conseil à la Direction de la santé publique de l'Estrie et Caroline Laberge, médecin résidente à la Direction de santé publique, ont participé à une activité spéciale de prévention des Infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) hier au Cégep.

ITSS : augmentation de 80 % des cas en Estrie

Le nombre d'infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) diagnostiquées en Estrie a fait un bond de géant, augmentant de 80 % au cours des sept dernières années.
En 2013, on a diagnostiqué une ITSS à 1070 personnes dans la région. C'est la chlamydia qui est la principale responsable de ces chiffres, avec 951 cas recensés l'an dernier. Comme ces nombres ne comprennent que les cas qui ont été déclarés, on peut s'imaginer qu'il ne s'agit que d'une partie des cas réels.
Marie-Claude Pruneau, infirmière à la Clinique de santé sexuelle du Cégep de Sherbrooke, fait régulièrement passer des tests de dépistage aux étudiants qui fréquentent l'établissement. Dans le cadre de son travail, elle dit rencontrer beaucoup de gens qui se protègent systématiquement et qui passent un dépistage lorsque nécessaire, mais aussi beaucoup de personnes qui adoptent la méthode de la pensée magique pour se protéger. «Certains disent par exemple qu'ils ont eu 24 partenaires et qu'ils n'ont rien eu, donc que rien n'accroche après eux», donne-t-elle en exemple.
Or, s'il se peut que ces personnes aient tout simplement été chanceuses, il se peut aussi qu'elles soient infectées sans qu'elles en soient conscientes, prévient Mme Pruneau. « Les gens croient qu'ils n'ont rien parce qu'ils n'ont pas de symptômes, mais c'est faux. La chlamydia ne présente souvent pas de symptômes », dit-elle.
Texte complet dans La Tribune de samedi.