Malgré la présence de l'université anglophone Bishop's à Sherbrooke, la région ne serait pas aux prises avec des étudiants originaires de l'extérieur de la province qui tenteraient de voter au Québec lors des prochaines élections.

Irrégularités électorales: pas d'inquiétudes à Sherbrooke

Malgré la présence de l'université anglophone Bishop's à Sherbrooke, la région ne serait pas aux prises avec des étudiants originaires de l'extérieur de la province qui tenteraient de voter au Québec lors des prochaines élections, contrairement à ce qu'ont rapporté d'autres médias. C'est du moins ce qu'affirment les directeurs de scrutin de Sherbrooke et Saint-François, circonscriptions estriennes sur lesquelles planaient des soupçons.
La démission du président de la Commission de révision de la circonscription montréalaise de Sainte-Marie-Saint-Jacques la semaine dernière a soulevé des interrogations concernant un possible mouvement d'étudiants ontariens qui fréquentent des établissements d'enseignement québécois et qui tentent de s'inscrire sur les listes électorales de la province, notamment dans l'espoir d'empêcher la tenue d'un référendum.
Ce sont trois circonscriptions montréalaises ainsi que celles de Sherbrooke et de Saint-François qui étaient ciblées.
«On pourrait avoir des problèmes ici, mais on n'en a pas», affirme la directrice de scrutin pour la circonscription de Saint-François - où se trouve l'Université Bishop's -, Marjorie Tyroler. «Premièrement, il n'y a pas d'engouement pour ça, et deuxièmement, notre personnel est formé pour ça», explique-t-elle. «Quand les étudiants ont l'intention de retourner dans leur province d'origine, ils n'ont pas l'intention de voter ici.»
Un seul cas
Le bureau a reçu un seul cas pouvant s'apparenter à ceux qui préoccupent actuellement plusieurs instances dont le Parti québécois, mais le bureau du Directeur général des élections dans Saint-François a déterminé qu'il s'agissait clairement d'une demande légitime.
Même son de cloche du côté de la circonscription de Sherbrooke, où le directeur de scrutin Jean-Luc Dumont affirme qu'aucun cas de ce genre n'est survenu à son bureau. Il précise que la Commission de révision est bien outillée pour déterminer si un nom peut être inscrit sur la liste électorale.
«[Les employés] doivent remplir un petit questionnaire qui leur permet d'apprécier la situation. On doit savoir depuis combien de temps la personne vit à cette adresse, son adresse précédente, les documents d'instances gouvernementales qu'elle a reçus, est-ce qu'elle paie des impôts au Québec», donne-t-il comme exemple. «C'est quand même relativement bien encadré malgré ce qu'on peut penser.»