Inondation: Windsor évite le pire

Tout comme Sherbrooke, la ville de Windsor a connu sa pire inondation depuis 1982. L'eau s'est toutefois résorbée progressivement hier et la route 249 a pu rouvrir en fin de journée.« L'eau a monté hier jusqu'à 1970 m³ et est redescendue en fin de journée à 1600 m³ », explique le directeur général de la municipalité, Sylvain Saint-Cyr. Elle devait revenir à un volume plus normal de 1300 m³ durant la nuit. En 1982, ce sont 2000 m³ que la rivière a frôlés.
En tout, une vingtaine de maisons ont été inondées, mais seulement une dizaine de personnes ont été évacuées. « Les gens du secteur Greenlay sont habitués, ils sont coriaces », indique-t-il.
Quant aux écoles primaires Saint-Philippe et Saint-Gabriel et l'école secondaire du Tournesol, elles ont dû suspendre les cours hier, à cause de l'accès fermé au pont.
« Il y a plusieurs élèves et membres du personnel qui proviennent de l'extérieur », a expliqué Julie Verreault, de la Commission scolaire des Sommets (CSS).
Il faut dire qu'il restait peu de routes mercredi pour accéder à Windsor. La route 249 et la route 143 entre Brompton et Windsor ont dû fermer, ainsi que la route 143 entre Richmond et Windsor. Cette dernière a cependant pu rouvrir une voie en avant-midi.
« La crue sur la route 249 est survenue tard en soirée hier [mardi soir] et dans la nuit, ça s'est accéléré encore plus. Il y a même des véhicules qui ont été pris en souricière », explique M. St-Cyr.
Si la circulation doit retrouver son cours normal aujourd'hui, le retour des évacués est plus difficile à prévoir, précise-t-il.
Plus de peur que de mal
Pour Patrick Lévesque, les inondations de cette semaine auront été les plus grosses qu'il ait jamais eu à affronter. « Je n'avais jamais vu l'eau monter aussi haut depuis les 17 dernières années où je réside ici », explique ce riverain de Windsor. Heureusement, après avoir monté rapidement, l'eau s'est arrêtée à proximité de la maison, ne faisant donc pas trop de dégâts à la propriété. « J'ai un peu d'eau dans ma cave, mais ce n'est vraiment pas si pire. En plus, comme je suis en zone inondable, mon sous-sol n'est pas fini. C'est plus un vide sanitaire qu'autre chose », soutient M. Lévesque qui s'affairait hier avec des pompes afin d'évacuer le plus d'eau possible.