Il ne s'agit pas d'une poupée gonflable électrique

Voici une traduction plutôt douteuse dénichée par le Sherbrookois André Dussault dans le roman « Finbar's Hotel », cosigné par sept écrivains différents et publié aux éditions Joelle Losfeld.
Plusieurs lecteurs et lectrices ont dû en effet sursauter lorsqu'un des personnages se met à la recherche d'une « femme à prises encastrées ».
Non, il ne s'agit pas d'une poupée gonflable électrique, mais plutôt de la mauvaise traduction d'une expression qui devait ressembler à « inbuilt female plugs » et qui aurait dû être traduite par « connecteurs femelles encastrés ». Autrement dit, notre personnage chercher une prise de courant.
L'histoire se déroulant dans un hôtel de Dublin, la traductrice aurait-elle abusé de la stout? demande M. Dussault.
Le Grand Dictionnaire terminologique considère « prise femelle » comme pléonasme, étant donné que la quasi-totalité des prises, murales ou encastrées, sont femelles (en creux). Mais ce n'est pas le cas dans tous les pays, ce qui explique sans doute pourquoi l'auteur a senti le besoin de préciser le type de prise. On peut donc parler d'un pléonasme « géographiquement variable ».
 
 
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