«Hégémonie»: Martin Sanders évite la prison

Impliqué au bas de l'échelle comme fournisseur occasionnel dans l'opération « Hégémonie », Martin Sanders évite la prison ferme.
L'individu a été condamné à une peine de 23 mois de détention à être purgée dans la collectivité. Il sera assigné à domicile 24 heures par jour pour les 12 premiers mois de sa peine.
Son avocat Me Michel Dussault a présenté une suggestion commune dans le dossier avec la procureure aux poursuites criminelles Me Guylaine Sauvageau.
Les avocats ont expliqué à la juge Claire Desgens de la Cour du Québec que Sanders avait été contacté vers la fin du projet « Hégémonie » par Luc Rondeau qui cherchait un fournisseur de marijuana pour l'organisation.
« Mon client a été accroché par la bande à cette affaire », a mentionné au tribunal Me Michel Dussault.
Sanders a reconnu avoir participé au complot pour trafic de marijuana et trafic de marijuana entre le 24 avril et le 21 juin 2011. L'organisation démantelée en juin 2011 vendait entre autres des stupéfiants en Ontario. Lors de la perquisition, les policiers ont trouvé 663 boutures chez Martin Sanders.
L'avocat de Sanders a insisté sur le fait que son client avait maintenant un travail régulier ce qui lui avait fait mettre une croix sur ses valeurs criminelles.
« Ce n'est pas un réflexe d'imposer une peine avec sursis pour une telle affaire. Si l'infraction était commise présentement, le tribunal n'a plus le droit d'imposer une peine dans la collectivité. Vous bénéficiez d'une chance. La consommation de drogue est un fléau. Même si vous êtes dans le bas de l'organisation criminelle, tous les maillons sont importants pour qu'elle fonctionne », a rappelé la juge Desgens à l'accusé.
L'opération « Hégémonie » a été réalisée le 21 juin 2011. C'est une série d'incendies criminels chez les entreprises de ponceaux qui avait mené à l'ouverture de cette enquête envers les Ponceaux de l'Estrie et son dirigeant Raymond Coulombe, la seule entreprise épargnée lors de ces incendies.
Cette série d'incendies criminels a permis de recueillir les éléments de preuve pour éventrer le réseau de vente de stupéfiants dirigé par Coulombe.
Luc Rondeau, qui se trouvait en haut de la hiérarchie, a été condamné à deux ans moins un jour de prison. Si l'on tient compte des 29 mois de détention provisoire purgés depuis son arrestation en juin 2011, c'est une peine de 53 mois qui lui a été infligée.
Rondeau servait de lien entre Ray Coulombe et Dominique Therrien. Ce dernier possédait des contacts en Ontario pour écouler des stupéfiants. La drogue était compressée et ensachée afin de limiter les odeurs et de pouvoir l'acheminer dans des valises vers l'Ontario.
Rondeau possédait aussi des contacts avec une quinzaine de fournisseurs de stupéfiants qui ont été condamnés dans le cadre du projet « Hégémonie ».