De passage à Thetford Mines jeudi soir, le chef conservateur Stephen Harper a salué son député sortant Christian Paradis, qui a choisi de quitter la vie politique. C'est le maire de Thetford Mines Luc Berthold qui tente de garder le siège de Mégantic-L'Érable dans le giron conservateur.

Harper courtise Thetford Mines

C'est un Stephen Harper décontracté et visiblement en excellente forme qui s'est adressé jeudi soir à Thetford Mines à un rassemblement d'environ 200 personnes gagnées à la cause conservatrice et au candidat conservateur dans Mégantic-L'Érable, Luc Berthold.
« À quatre jours de l'élection, la présence de M. Harper est un témoignage de confiance à l'endroit de Mégantic-L'Érable. Sa présence dans l'usine de Pultrall est significative. Cette usine représente bien notre économie qui rayonne partout. Le gouvernement conservateur a toujours été là et a fait pour nous ce qu'aucun gouvernement n'a jamais fait avant », a affirmé le candidat Luc Berthold.
C'est à Denis Lebel qu'on avait confié la tâche de présenter son chef jeudi soir.
D'entrée de jeu, Stephen Harper n'a pas manqué de vanter sa « nouvelle génération de candidats. La meilleure équipe depuis très très très longtemps », n'a-t-il pas hésité à ajouter.
M. Harper a invité les militants présents à conserver le même dynamisme et la même détermination encore quatre jours pour finalement admirer un ciel encore plus bleu.
Le chef conservateur s'est appliqué à vanter le bilan économique de son gouvernement qui a permis six années de croissance en période d'instabilité et a fait du Canada un havre de stabilité. « Le Parti conservateur est le parti de la stabilité financière, de la prospérité et de la responsabilité alors que les libéraux et les néo-démocrates représentent le risque, l'inconnu et l'instabilité. Ne vous faites pas d'illusions. Ils ont une histoire. »
Lac-Mégantic
Il a présenté les libéraux fédéraux en utilisant les mots déficits et détournements de fonds. Du NPD, il a dit que ce parti semait la désolation et le découragement avec des économies ravagées. « Des promesses en l'air et une économie à terre », a-t-il lancé au grand plaisir de l'assemblée partisane.
Quant au Partenariat transpacifique, M. Harper a voulu se faire rassurant en affirmant que tous les secteurs allaient en profiter avec, au niveau de la gestion de l'offre, pleine compensation pour les agriculteurs. « Le Parti conservateur est le parti du libre-échange. C'est l'avenir de nos enfants, l'avenir de notre pays. »
Presque au tout début de son intervention, M. Harper a abordé la tragédie de Lac-Mégantic et la volonté du gouvernement conservateur de participer avec la population de l'endroit à faire revivre leur communauté, à contribuer à l'effort de décontamination et à la relance de l'économie. « Je veux saluer le leadership de Mme Colette Roy Laroche. »
Outre Denis Lebel, on remarquait également la présence du député-ministre sortant Christian Paradis et des candidats Marc Dauphin (circonscription de Sherbrooke), Alain Rayes (Richmond-Arthabaska), Jacques Gourde (Lévis-Lotbinière) et Gérard Deltell (Louis-Saint-Laurent).
Le préfet de la MRC des Appalaches, Paul Vachon, était entouré des maires Marc-Alexandre Brousseau, Camille David, Pascal Binet et Kaven Matthieu.
Stephen Harper a conclu en déclarant que les valeurs conservatrices correspondaient aux valeurs des Québécois à savoir un climat sécuritaire, des activités à visage découvert, la fierté du travail effectué par les Forces armées canadiennes en Irak et en Syrie et un bilan économique positif.