«Grève symbolique» d'une heure des pharmaciens

«Grève symbolique» d'une heure des pharmaciens  Des pharmaciens Estriens tiendront une «grève symbolique» lundi prochain, pendant une heure» pour dénoncer la Loi 28 qui modifie le monde des pharmacies.
Le mouvement, qui se déroulera entre 10 h et 11h, s'inspire de pharmaciens de Joliette et est organisé ici par le pharmacien salarié sherbrookois Éric Gamache. Il a réussi à mobiliser plusieurs équipes des multiples pharmacies de la région, dit-il.  « Je me suis déplacé en pharmacie et les gens embarquent vraiment, en parle à leurs collègues, ça s'ajoute puis ça grossit.»
Les équipes des pharmacies d'Asbestos, de Magog et de Coaticook sont mobilisées pour signifier leur désaccord au gouvernement Couillard et sa Loi 28.« On craint pour nos conditions. Ça touche tout le monde, y compris les citoyens », dit le pharmacien. Si les revenus des pharmacies vont diminuer considérablement avec la venue des mesures établies par le projet de loi, les impacts ne se limiteront pas aux salaires. En coupant dans les revenus, le gouvernement coupera aussi dans les services. M. Gamache explique qu'en imposant des coupures de 177 millions de dollars, le gouvernement coupe directement dans les services offerts.
« Les pharmacies vont devoir fermer les soirs et la fin de semaine alors que c'est à ces moments-là qu'elles font la différence. Nos services sont offerts quand les médecins ne sont pas accessibles » précise-t-il. « Les coupures affecteront aussi des services comme la préparation des piluliers destinés à permettre aux personnes âgées de demeurer à la maison et prendre leur médication de façon semi-autonome. Si ces services sont coupés, les personnes incapables de prendre soin d'elles-mêmes devront être déplacées en centre et le gouvernement devra faire plus de dépenses dans ce secteur. Une personne en centre coûte beaucoup plus cher à l'État et aux contribuables que le service des piluliers qu'on offre » ajoute le pharmacien découragé par le discours contradictoire du gouvernement.
Enfin, le pharmacien espère que cette action fera fléchir un tant soit peu le gouvernement. « Si on peut aller en chercher un peu, ce sera ça », termine-t-il comme un cri du coeur.