Grève de la faim à la prison Talbot

Des détenus du centre de détention de Sherbrooke (prison Talbot) ont entamé jeudi une grève de la faim en réponse à des mesures anti-tabac qu'ils jugent injustes et excessives.
Le 27 janvier, le tabac a été banni de l'établissement carcéral, une mesure qui sera étendue à l'ensemble des établissements du Québec à court terme. Des timbres de nicotine ont été fournis aux détenus pour les aider dans leur arrêt du tabac; cependant, certains en faisaient un usage inapproprié et se sont vu suspendre l'accès à ces timbres.
Les détenus à qui La Tribune a parlé ont affirmé que certains détenus payaient pour le mauvais comportement des autres relativement aux timbres et que l'ambiance n'était pas au beau fixe à l'intérieur de la prison. «Ils veulent mettre les détenus sur les dents, sans nicotine, les détenus deviennent plus agressifs», soutient l'un d'entre eux, sous le couvert de l'anonymat.
Au ministère de la Sécurité publique, on affirme que les détenus ciblés par l'arrêt des timbres pouvaient rencontrer une infirmière s'ils souhaitaient démontrer qu'ils pouvaient poursuivre le traitement correctement.
C'est à la suite de l'arrêt de la distribution des timbres pour certains détenus que la grève de la faim a été déclenchée. Des «menaces de perturbation» auraient également été lancées vendredi lors d'une sortie dans la cour extérieure, qui a donc été interrompue.
«Si ça continue une ambiance comme ça, il y a de bonnes chances que ça finisse par tout casser ici», a dit un autre détenu.
À la Sécurité publique, on rapporte que la situation est «sous contrôle» et qu'il n'y a pas eu de bris ni de blessés.