Futur campus de l'UQTR: des Drummondvillois s'interrogent

Un groupe de Drummondvillois, comprenant notamment le candidat à la mairie défait Camille Desmarais, s'interrogent sur la pertinence de construire le futur campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) sur les terres des pères Montfortains plutôt qu'à proximité du centre-ville.
Selon Éco-citoyens Drummondville, l'emplacement choisi par la Municipalité et l'institution d'enseignement détruira un écosystème forestier « exceptionnel » composé d'un peuplement remarquable pour la biodiversité.
« Les pères Montfortains ont su préserver au cours des années un écosystème rare qui se distingue par sa maturité et sa composition de chênes, d'érables à sucre, de frênes d'Amérique, et plusieurs autres feuillus nobles », a indiqué M. Desmarais.
Le groupe estime qu'il serait plus pertinent de construire l'immense bâtiment au centre-ville, dans un secteur en perte de vitesse, qui contient quelques sites très intéressants pour l'implantation du campus satellite de l'UQTR. Éco-citoyens Drummondville fait notamment allusion aux 79 000 mètres carrés de terrains de l'usine Fortissimo, située en plein coeur de la ville. L'usine est désaffectée depuis le déclin de l'industrie du textile.
« Une locomotive, comme le campus universitaire, crée un achalandage suffisamment important pour maintenir et développer d'autres commerces de proximité. Ce phénomène s'enrichit par une demande accrue de logements locatifs qui à leur tour demandent plus de services de proximité et de biens de consommation. Plusieurs grandes villes ont réussi à dynamiser leur centre-ville en incitant les institutions à se concentrer plutôt qu'à se disperser aux quatre coins de la ville », a ajouté Berthe Tessier.
En plus de la destruction de l'écosystème forestier, on craint que le choix du secteur Saint-Charles pour la construction du campus crée un îlot de chaleur et contribue à une augmentation considérable de la circulation, principalement sur le pont de la Traverse, déjà congestionné aux heures de pointe. On prétend que, malgré l'amélioration du transport en commun vers la rive est de la rivière Saint-François, l'usage de l'automobile demeurera le moyen de transport privilégié de la clientèle du campus et des résidants du secteur Saint-Charles.