Diane Délisle

Fusion: Deauville ne s'est pas sentie assimilée

La conseillère Diane Délisle connaît bien la situation dans laquelle se trouvent les citoyens de Brompton. Au moment de la fusion municipale en 2002, Deauville comptait deux fois moins de citoyens que Saint-Élie-d'Orford et six fois moins Rock Forest. Elle qualifie toutefois le regroupement des trois municipalités dans un même arrondissement de réussi.
« Ça ne s'est pas fait dans la joie et le bonheur au début, c'est évident. Douze ans plus tard, les gens disent toujours qu'ils vivent à Deauville, comme ceux de Brompton continueront de dire qu'ils sont de Brompton. Il faudra au moins une génération pour que le regroupement soit complètement accepté », lance l'élue du district de Deauville.
Bien sûr, il y a eu beaucoup de concessions. « À Deauville seulement, nous étions sept élus, alors que maintenant, on peut dire que l'ancienne ville n'en compte qu'un demi, considérant que je représente aussi une partie de l'ancien Rock Forest. Pourtant, je ne crois pas que beaucoup de mes concitoyens peuvent se plaindre que je ne retourne pas mes appels. La capacité à répondre aux demandes des citoyens a moins à voir avec le nombre d'élus qu'avec la façon dont on gère notre temps.
« Quand les citoyens de Brompton disent que les élus sont très impliqués dans les différentes organisations, il faut savoir que sur le territoire de notre arrondissement, avant la fusion, nous étions 21 élus. Nous sommes tombés à 4. C'est sûr qu'on est peut-être un peu moins présents sur certains comités, mais nous avons remis des pouvoirs dans les mains de bénévoles qui sont tout à fait capables de faire le travail. L'élu de Brompton aura néanmoins tout le loisir de s'impliquer. »
Diane Délisle précise que les activités comme la Fête de la famille ou la Fête des bénévoles rassemblent maintenant les trois communautés sans que ça ne pose problème. « Nous nous sommes aussi habitués à distribuer nos budgets de façon équitable en fonction des priorités. Par exemple, pour le budget des parcs, nous avons chacun notre enveloppe et ça s'est toujours fait dans le respect. »
Mme Délise ajoute que chaque communauté a pu conserver ses particularités. « À Saint-Élie, il y avait un journal de quartier. Nous continuons de la financer. Il est tenu par des bénévoles. Saint-Élie a aussi conservé sa bibliothèque qui fonctionne différemment de celle de Rock Forest. »
La conseillère accueillerait donc les citoyens de Brompton à bras ouverts. « Je pense sincèrement qu'ils auront plus d'affinités avec nous qu'avec Fleurimont. La balle est dans leur camp. »