Fiançailles dans le monde de la santé

Le CSSS-IUGS (Centre de santé et des services sociaux - Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke) et le CSSS du Val-Saint-François se fiancent. De façon imagée, voilà la décision qui a été prise par les deux conseils d'administration et qui a été annoncée jeudi.
<p>Carol Fillion</p>
« À partir du 1er avril 2015, le CSSS-IUGS et le CSSS du Val-Saint-François ne formeront plus qu'un seul établissement. De façon officielle, nous parlons d'une intégration », explique Diane Gingras, présidente du conseil d'administration du CSSS-IUGS.
Cette décision a été prise à la lumière des conclusions d'un rapport d'analyse commandé à un chargé de projet. « L'analyse présente beaucoup d'avantages, principalement en ce qui a trait à la consolidation des services à la population, à leur accessibilité et à leur continuité », soutient Mme Gingras.
Que tous se rassurent, autant les patients que les 3250 employés de ce futur établissement de santé agrandi : les 16 points de service (11 à Sherbrooke et 5 dans le Val-Saint-François) resteront ouverts sur les territoires de Sherbrooke et du Val-Saint-François. De plus, personne ne perdra son emploi.
« Il n'y aura aucune coupure de poste. Nous fonctionnerons par attrition si c'est nécessaire. Mais aucun poste ne sera supprimé », assure Roch Rousseau, directeur général par intérim du CSSS du Val-Saint-François.
Quand des postes seront vacants, il y a aura cependant lieu de se questionner afin de savoir s'il sera comblé ou pas. Par exemple, le poste de directeur général du CSSS du Val-Saint-François n'a pas été comblé lors du départ à la retraite du précédent directeur et sera donc aboli. « L'argent qu'on consacrait pour un deuxième directeur général sera déplacé vers les services aux patients ou pour la consolidation des services », fait savoir Carol Fillion, directeur général du CSSS-IUGS.
Cette annonce, qui était dans le vent depuis l'automne passé, survient moins de deux semaines après que les CSSS de la Région-de-Coaticook et de Memphrémagog aient aussi fait part publiquement de leur intention de se fusionner dans un avenir rapproché. Quel est donc le point de départ de ces fiançailles entre CSSS et qui, tout à coup, commencent à se concrétiser?
« Nous avons fait plusieurs opérations d'optimisation dans nos établissements respectifs au fil du temps pour savoir ce qu'on pouvait faire mieux. Malgré ça, on sait qu'il y a d'autres défis qui nous attendent étant donné la situation économique. Nous en sommes rendus à transformer les véhicules qui mènent à offrir les services à la population », ajoute Carol Fillion.