Pierrette Poirier

Femme de coeur et de convictions

Professeure à la retraite et mère de sept filles, à 69 ans, Pierrette Poirier fait tout ce qu'elle entreprend avec coeur et conviction. Préoccupée par la conservation du patrimoine, elle est impliquée tant dans sa communauté paroissiale que municipale. Féministe engagée, femme aux multiples chapeaux, ce qu'elle fait, elle le fait méticuleusement avec le support de son époux Jean-Marc Blanchet.
«J'ai eu deux vies, avec sept enfants, une ferme laitière dans la première, il y avait de quoi s'occuper passablement. Malgré tout, j'avais le goût de m'impliquer dans ma communauté à la mesure de mon temps disponible. Mon parcours bénévole prend essentiellement son envol avec l'AFFÉAS, organisme à l'intérieur duquel j'ai été sensibilisé à la cause des femmes. C'était en 1965 alors que l'on célébrait le 25e anniversaire du droit de vote des femmes. Comme ex-enseignante, je me préoccupais des dossiers relatifs aux études. J'ai été appelée à participer et à collaborer à plusieurs marches des femmes, dont la marche mondiale des femmes en l'an 2000.»
Pierrette Poirier se reconnaît comme une féministe engagée, ce qu'elle traduit par le désir de prendre sa place, parmi les hommes autant que les femmes. C'est ainsi qu'elle devint la première femme à siéger au conseil d'administration de la Caisse Desjardins de Wotton. «S'il y a une organisation où les femmes ont l'occasion de travailler avec des hommes, de contribuer à une bonne cause, j'y suis, je prends ma place et bien à l'aise de le faire.»
Dans sa deuxième vie, les enfants ayant quitté la maison, la ferme ayant été vendue à une de ses filles, elle se retrouve soudain avec une grande disponibilité, ouverte à plein de nouveaux défis. Devenue la première agente de pastorale dans mon milieu, cette implication l'a amenée là où elle n'aurait jamais pensé, soit à réaliser des stages-missionnaires au Nicaragua.
«J'en avais rêvé précédemment à la suite des récits de missionnaires de la congrégation Mariannhill de Sherbrooke, lesquels m'avaient fortement impressionnée. Je suis allé en mission humanitaire au Nicaragua vivre cette expérience et à mon retour, j'ai formé des groupes d'adultes qui ont été vivre des stages dans des familles là-bas et se sont avec moi engagés auprès du Centre Oscar Roméro, une sorte de maison de jeunes qui rayonne sur les familles également avec des activités de rassemblement et de partage, centre avec lequel j'entretiens toujours des liens.»
Attachée à sa religion chrétienne, Pierrette Poirier est responsable de la formation à la vie chrétienne de la paroisse Coeur-Immaculé-de-Marie dans les communautés rurales de Saint-Georges-de-Windsor, Saint-Adrien, Ham-Sud et Wotton. Elle participe au programme de catéchèse et collabore à l'équipe pastorale et au conseil central de pastorale. De plus, elle s'est engagée dans le mouvement catholique des Cursillos, contribue aux activités du Centre d'interprétation de la culture catholique en milieu rural de sa municipalité. En 2015, elle deviendra la régente des Filles d'Isabelle de Wotton, organisme au sein duquel elle contribue à diverses fonctions depuis 2002.
Son engagement social dans son milieu l'a amenée à devenir avec une amie l'instigatrice d'une friperie. Au journal communautaire de Wotton, Le Trident, elle rédige des articles et chroniques en plus d'agir comme secrétaire et correctrice, en collaboration avec son époux, «le plieur du journal» et membre du groupe d'administrateurs.
Le pourquoi toutes ces implications, elle l'énonce spontanément : «J'ai besoin de servir la communauté, de partager le talent que je possède. Je ne suis plus la femme d'intérieur de ma première vie, effectivement, je ne suis pas souvent à la maison, heureuse de travailler avec des compagnes, des compagnons, et ce, en équipe. Regarder la parade, ce n'est pas pour moi, j'aime mieux être dedans.»
Mère de sept fi lles;
Épouse de Jean-Marc Blanchet;
Instigatrice de stages humanitaires au Nicaragua;
Agente de pastorale dans la MRC des Sources.