Le sprinteur Gabriel Slythe-Léveillé aimerait laisser sa marque à l'Université de Sherbrooke comme l'ont fait avant lui ses parents Christine Slythe et Pierre Léveillé.

Faire honneur à son nom

Trente ans après ses parents, les olympiens Christine Slythe et Pierre Léveillé, Gabriel Slythe-Léveillé tente de graver son nom dans l'histoire de l'équipe d'athlétisme du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke. Les gènes et le potentiel y sont assurément!
Le sprinteur qui se spécialise au 60 mètres haies fait revivre de beaux souvenirs à son entraîneur Richard Crevier qui en était à ses débuts à la barre de la formation sherbrookoise lorsque le couple Slythe-Léveillé constituait sa principale figure de proue. Au terme de leur prolifique passage à l'UdeS, où Slythe a engrangé trois records de concession qui tiennent encore à ce jour (600 mètres, 1000 mètres et 1500 mètres) et où Léveillé a remporté six médailles au championnat de Sport interuniversitaire canadien, les deux athlètes ont participé aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984.De son côté, Gabriel connaît un excellent début de carrière sur la colline sherbrookoise, lui qui a notamment remporté une médaille d'or au McGill Open grâce à un excellent chrono de 8,29 secondes au 60 mètres haies. En fin de semaine dernière, au Vert & Or Invitation, il a aidé l'équipe de relais 4 X 200 mètres à monter sur la plus haute marche du podium en vertu d'un temps d'une minute, 30 secondes et 15 centièmes.
«Christine et Pierre étaient des athlètes d'exception! lance d'entrée de jeu Richard Crevier. Gabriel a hérité de gènes de ses parents, et en plus, c'est un athlète agressif et très compétitif. Il nous aidera pour plusieurs années!»
De son côté, le principal intéressé ne se met pas trop de pression avec le prestigieux nom qu'il doit porter sur ses épaules chaque fois qu'il enfile son maillot de compétition. Même si les résultats sont au rendez-vous jusqu'à présent dans sa carrière, ce dernier refuse de placer la barre trop haute, lui qui ne pratique sérieusement l'athlétisme que depuis sa première année collégiale en 2011. Auparavant, il faisait sa marque sur des terrains de soccer et de basketball.
«Plus jeune, je pratiquais les trois sports. Ce n'est qu'après le secondaire que j'ai décidé de me concentrer sur l'athlétisme parce que je me débrouillais assez bien», raconte le jeune homme de 20 ans, étudiant en administration.
«La compétition au niveau universitaire constitue une adaptation pour moi, enchaîne-t-il. Je ne me mets pas de pression parce que je porte un nom connu dans de monde de l'athlétisme. Mon entourage, mes entraîneurs et mes coéquipiers ne m'en mettent pas et c'est tant mieux! J'aimerais bien sûr faire aussi bien que mes parents, mais j'ai encore beaucoup de travail à faire avant d'y arriver.»
Voilà une opinion que partage Richard Crevier, même si ce dernier est convaincu que son jeune protégé saura laisser sa propre marque au cours des prochaines années. Déjà avant son arrivée en Estrie, Slythe-Léveillé avait participé aux Mondiaux juniors d'athlétisme, à Barcelone, en Espagne, en 2012, ainsi qu'aux Jeux du Canada, cet été à Sherbrooke, où il a d'ailleurs remporté une médaille de bronze au 400 mètres haies.
«Il faut lui donner le temps de se développer. Auparavant, il ne se fiait qu'à son talent, mais désormais, il doit amasser du bagage d'entraînement et en compétition pour progresser. Il a toutes les qualités pour apporter beaucoup à notre équipe et devenir un athlète dominant.»
À moyen terme, Slythe-Léveillé souhaite participer au championnat canadien universitaire et éventuellement y remporter quelques médailles, mais l'objectif ultime demeure les Olympiques de 2016, à Rio de Janeiro au Brésil, ou ceux de Tokyo, au Japon, en 2020.