Extorsion pour des faveurs sexuelles: Dubuc reste en prison

Coupable d'extorsion dans le but d'obtenir des faveurs sexuelles et d'agression sexuelle, Michel Dubuc a pris le chemin de la prison.
Même si sa peine n'est pas encore rendue, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a envoyé Dubuc en détention en attendant que le rapport sexologique soit préparé dans son dossier.
Dubuc avait monté un stratagème pour obtenir des faveurs sexuelles d'une femme dans la vingtaine entre juin 2008 et mars 2009.
Reconnu coupable des accusations portées contre lui en août 2013, Michel Dubuc devait subir les représentations sur la peine dans son dossier la semaine dernière. Étant donné que le rapport n'était pas prêt, son avocat Me Benoit Gagnon a demandé que le dossier soit reporté.
Le juge a non seulement refusé cette demande étant donné qu'il avait été remis à quelques reprises, mais a envoyé Dubuc en prison en attendant les représentations sur la peine qui se dérouleront le 4 mars prochain.
Dubuc a inventé de toutes pièces une histoire mettant en scène des personnages fictifs pour obtenir des faveurs sexuelles de la femme qui avait demandé au départ à Dubuc de prendre des photos d'elle. Michel Dubuc avait placé des petites annonces sur internet offrant ses services comme photographe. C'est de cette façon qu'il a rencontré, en juin 2008, la jeune femme qui deviendra sa victime.
Dubuc lui a d'abord offert de faire son portfolio en photos. De photos coquines, les photos sont devenues plus érotiques avant de passer aux vidéos pornographiques où Michel Dubuc avait des relations sexuelles avec la victime. Dubuc se cachait derrière divers personnages qui n'existaient que par courriel et qui la menaçaient. L'homme de 28 ans tirait profit de la situation en « offrant « à sa victime de faire les vidéos pornographiques avec elle et qu'il allait s'arranger pour les récupérer.
C'est Me Claude Robitaille qui représente le ministère public dans cette affaire.