Johanne Morin, de la station Shell de la rue King Ouest, assure que ses marges de profit n'ont pas atteint des sommets au cours des dernières semaines, alors que le prix de l'essence est en chute libre.

Essence : les exploitants ne font pas des affaires d'or

L'exploitante d'une station-service sherbrookoise se défend de faire des affaires d'or en vendant de l'essence aux automobilistes. Johanne Morin, de la station Shell de la rue King Ouest, assure que ses marges de profit n'ont pas atteint des sommets au cours des dernières semaines, alors que le prix de l'essence est en chute libre.
«Ce sont les pétrolières qui fixent le prix de l'essence qui arrive ici. C'est différent pour ceux qui vendent l'essence des pétrolières ou, comme nous, qui achetons l'essence pour la revendre aux automobilistes après», explique-t-elle.
«Quand le camion repart de notre station-service, je paye l'essence. Nos marges de profit vont de 4 à 5 ¢ le litre. Des marges de 10 à 12 ¢, je n'ai jamais vu ça. Je peux montrer mes factures.»
Mme Morin réagissait à l'évaluation faite du CAA-Québec concernant les marges de profit prises dans la région sherbrookoise qui auraient été très élevées depuis le début de décembre.
Tout cela s'est discuté en parallèle de la chute généralisée des prix du carburant dans la région, comme ailleurs au Québec. Depuis jeudi matin, rappelons-le, il est possible de se procurer de l'essence ordinaire en bas du 1,10 $ le litre.
«Les gens nous parlent souvent des prix et des profits, ajoute-t-elle. Il y a les taxes à considérer aussi.»
«Hier [jeudi], à la livraison de l'essence dans mes réservoirs, j'ai payé 91 ¢ le litre. En le vendant à 1,09 $ à la pompe, je fais 3,5 ¢ de profit, car il faut enlever les taxes. Ce qui fait que mon prix de vente est à 95 ¢.»
Hier matin le prix affiché devant le commerce de Mme Morin était à 1,11 $ le litre. Celui-ci a changé à 1,09 $ en après-midi.
Selon elle, le mouvement à la baisse entraînera éventuellement le prix en dessous du 1 $ le litre dans la région. «Je pense, oui, qu'on va y aller. Mais ça ne changera pas nos marges de profit», assure-t-elle.