Escapades sonores

Aujourd'hui, j'ai envie de te jaser de Music Vault, un beau site d'archives de concerts où sont enfouis des trésors auditifs et visuels, tirés de toutes les époques.
Quelques avantages de Music Vault :
1. Des artistes, il en pleut. De Basia Bulat dans une prestation de 2008 à Iggy Pop en 1986 au Ritz à New York. De Aretha Franklin en 1967 à Ted Nugent en 79 au Oakland Coliseum Stadium.
2. Tu peux avoir du fun/finalement te lasser tellement c'est long, en visionnant l'impressionnant et interminable solo de flute de Ian Anderson (Jethro Tull) pour la chanson My God qui dure 8 minutes (dont 7 minutes de trop).
3. Tu peux voir Alice Cooper ressembler à matante Francine dans sa période disco, affublé d'un faciès tout en pointu chanter No more Mr. Nice Guy en 81. Tu peux le voir plus glorieux dans un show de 79 pour son succès School's out.
4. Tu peux voir Boston en couleur ET en noir et blanc parce que les plans de caméras alternent entre les deux durant More than a feeling au Giants Stadium en 79 et constater que caline, le beau suit en velours à pattes d'éléphant du guitariste est pas noir pantoute, mais bien vert bouteille. VERT BOUTEILLE. Le monde était vraiment willing dans les 70's.
5. Tu peux écouter une version molle de Killing in the name of de Rage Against The Machine et trouver que Zack de la Rocha étire une tite-affaire trop les syllabes pour arriver sur les temps sur cette version enregistrée au Woodstock 99 (Pauvre Woodstock 99. Personne se souvient de lui.) Tu peux aussi te demander si c'était vraiment une bonne idée de faire flamber un drapeau américain d'étendu sur un ampli. Je veux dire, ça coûte cher pareil des amplis. Respect aux amplis.
Bref, à visiter absolument au www.musicvault.com pour des heures et des heures de plaisir (et de jugement, visiblement).
El Ray
The Evil Mermaid
Green Cookie Records
Ils sonnent bien eux. Eux comme dans El Ray, une formation danoise découverte au gré de mes escapades sur Bandcamp. Parce que si Music Vault permet de s'éparpiller dans le passé, Bandcamp permet plutôt un maximum de découvertes musicales sans barrière de frontières.
Ce fut le cas pour El Ray donc, que je ne connaissais ni d'Adam ni d'Eve, qui propose un son surf rock fort plaisant aux profondes racines 60's qui dégourdira les pattes des plus sédentaires. Vous avez trippez fort sur la chanson Misirlou présente sur la trame sonore de Pulp Fiction? Vous aurez du plaisir à découvrir El Ray et son nouvel album qui s'aventure dans la même veine, avec peut-être un peu plus de saleté et de mordant dans sa sonorité.
Notons un intéressant clin d'oeil version on ne peut plus surf à Dead Kennedys et sa chanson California Über Alles sur la pièce El Raynia (Über Alles). Qui eut cru que cette chanson-là se prêterait si bien au groove océanique?
The Evil Mermaid est disponible en vinyle 10 pouces (édition limitée à 300 copies, grouille-toi) ou en MP3 depuis le 21 juillet par le biais de la page Bandcamp de leur label au greencookierecords.bandcamp.com.