Éoliennes à Chartierville: EDF Énergies Nouvelles reste muette

La société française EDF Énergies Nouvelles, qui convoitait en 2012 les corridors de vent de Chartierville, n'a pas donné signe de vie depuis un an et ce, malgré l'appel d'offres lancé en décembre 2013 par Hydro-Québec.
« La MRC a récemment tenté de parler à EDF, mais après plusieurs tentatives, elle n'a eu aucun retour d'appels », confirme le maire de Chartierville, Jean Bellehumeur.
Après avoir mis en place un mât de mesure de vent en 2012, EDF demandait pourtant en 2013 des permis afin d'en installer deux autres. Depuis, plus de nouvelles.
« EDF a contacté des propriétaires il y a un an. Avec quelques-uns d'entre eux, il a même signé des contrats. Cela étant dit, ils [EDF] ne nous tiennent au courant d'absolument rien », affirme le maire.
M. Bellehumeur s'explique difficilement le changement de position de la société française. « Rendu là, on peut faire toutes sortes de suppositions ».
Il faut dire que des 450 kilowatts mis en appel d'offres par Hydro-Québec, 300 sont réservés au Bas-Saint-Laurent et Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Le reste est divisé à travers le reste du Québec.
« Comme le marché est trèspetit, peut-être que certainsjoueurs ont décidé de ne pasrépondre à l'appel d'offres etd'attendre », suggère M. Bellehumeur.
Nouvelle règlementation
Par ailleurs, la MRC du Haut-Saint-François vient tout juste de recevoir l'aval du gouvernement québécois pour son règlement d'implantation des éoliennes.
Entrepris en 2012, au moment même où EDF tâtait le terrain à Chartierville, ce règlement est aujourd'hui « plus sévère que d'autres règlements sur plusieurs aspects », juge le maire Bellehumeur, citant en exemple le contrôle du bruit, les heures de circulation et la poussière.
« C'est difficile de se faire une opinion quand on a rien de concret qui nous est proposé. Alors nous, ce qu'on s'est donné, c'est un outil », plaide-t-il.
Malgré le silence d'EDF, M. Belle-humeur refuse d'y voir l mort du projet. L'imprévisibilité du marché de l'énergie est trop grande, juge-t-il.