Luc Fortin, ministre de la Culture et des Communications, ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française et ministre responsable de la région de l'Estrie, Kathleen Weil, ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, et Bernard Sévigny, maire de Sherbrooke, ont signé vendredi une entente provisoire pour favoriser l'établissement durable des personnes immigrantes en Estrie.

Entente pour l'établissement durable des personnes immigrantes en Estrie

Le gouvernement du Québec et la Ville de Sherbrooke ont annoncé vendredi un investissement de 282 780 $ pour favoriser l'établissement durable des personnes immigrantes en Estrie.
L'investissement fait partie d'une entente entre le Ministère et la Ville et s'inscrit dans le cadre du Programme Mobilisation-Diversité. Valide jusqu'au 31 mars 2017, cette
entente transitoire a pour objet de soutenir la Ville de Sherbrooke dans ses efforts de concertation et de mobilisation et de consolider les acquis qui font d'elle une collectivité accueillante.
Cette entente permettra également d'effectuer une analyse stratégique des pratiques actuelles en matière d'immigration à Sherbrooke
afin de dégager des stratégies
d'action locales pour les années à venir.
La ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, Kathleen Weil, s'est réjouie de la réalisation de cette analyse, dont les résultats pourront « inspirer d'autres villes ».
« L'Estrie et d'autres régions du Québec sont aux prises avec des besoins importants de main-d'oeuvre. Il nous faut donc renforcer l'attraction et la rétention de personnes immigrantes dans les régions, notamment en appuyant la volonté de bâtir des collectivités
encore plus accueillantes et inclusives en partenariat avec les municipalités et les acteurs-terrains », a-t-elle déclaré.
« Sherbrooke, comme l'ensemble du Québec, a vu sa population s'enrichir de l'apport des personnes
immigrantes, et ce, depuis des décennies. Mais il faut reconnaître qu'il y a encore plusieurs obstacles pour les personnes qui arrivent sur le territoire. (...) Il y a encore du travail à faire, et [l'entente] fait partie des efforts à consentir pour faciliter l'intégration des personnes immigrantes et le rôle de citoyen qu'elles peuvent jouer », a quant a lui indiqué le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny.
Pour sa part, le ministre de la Culture et des Communications, ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française et ministre responsable de la région de l'Estrie, Luc Fortin, a fait valoir que cette entente contribuerait à faire la ville de Sherbrooke « un modèle en matière
d'intégration des nouveaux arrivant », encore plus qu'elle
ne l'est déjà.
Pas d'invitation pour Annie Godbout?
Sur sa page Facebook, Annie Godbout, conseillère municipale et présidente du comité des relations interculturelles et de la diversité, s'est indignée de ne pas avoir été invitée à la signature de cette entente, qui représentait pour elle « [l']une de [ses] grandes réalisations de la dernière année ».
« Le contenu de cette entente est le reflet de 3 ans de travail d'équipe, de consultation et d'écoute avec les citoyens et les organismes du milieu, a-t-elle écrit. J'ai insisté auprès des différentes instances pour faire avancer ce dossier malgré les différents obstacles. »
« Aujourd'hui, le maire ne m'a pas invitée à la rencontre privée avec la ministre avant l'annonce publique. Je n'étais pas à la table de signature et finalement aucun message pour souligner le travail que j'ai mené. Trois prises monsieur le maire! Le manque de respect en politique, c'est souvent des propos méchants. Mais quant à moi, le non-dit est tout aussi irrespectueux. »