Enfants maltraités: huit nouvelles accusations portées contre le père

De nouvelles accusations ont été déposées dans le dossier des parents sherbrookois à qui on reproche d'avoir maltraité leurs enfants.
jeudi matin au palais de justice de Sherbrooke, huit chefs d'accusation à caractère sexuel ont été portés contre le père.
Il est question de contacts sexuels, d'incitation à des contacts sexuels, d'agression et d'inceste. Ces gestes concerneraient deux des trois enfants reliés au couple et se seraient produits de 2005 à juin dernier.
La semaine dernière, quatre chefs d'accusation avaient été portés contre l'homme de 34 ans et la femme de 27 ans, soit négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles à un enfant, omission de fournir les choses nécessaires aux enfants, séquestration et de voies de fait concernant qu'un des enfants impliqués.
En marge du dépôt des nouvelles accusations, on a commencé l'enquête sur remise en liberté des deux accusés. Le juge Conrad Chapdelaine a entendu le témoignage d'un représentant de la Direction de la protection de la jeunesse concernant l'état de santé des enfants. Âgés de 4, 5 et 6 ans, ils se trouvent en famille d'accueil. L'homme est aussi le père d'un enfant âgé de 14 ans qui habite dans un autre foyer.
La loi interdit de donner des détails du récit pour ne pas permettre d'identifier les présumées victimes.
Il y a deux semaines, à la suite d'une information concernant cette famille, les policiers du SPS sont débarqués afin de retirer les enfants de ce milieu familial. Quelques jours plus tard, ils ont procédé à l'arrestation du couple.
L'enquête sur remise en liberté s'est déroulée en présence de membres des familles des accusés. Certains ne pouvaient retenir leurs larmes en entendant les preuves présentées. L'homme et la femme fixaient régulièrement le sol.
Lors d'une pause prise à l'occasion d'une courte panne électrique, deux femmes ont échangé des mots dans les corridors du palais de justice. Des agents de sécurité ont dû intervenir. La tension était palpable.
Parmi les gens présents dans la salle d'audience numéro 3, une jeune femme se disant proche du couple, plus spécialement de la femme, assure qu'elle suivra les procédures entourant cette malheureuse affaire. «Je pense aux enfants», dit-elle à des membres des médias. Ils n'ont pas souhaité tout ce qui arrive aujourd'hui.»
«Ce sont de bons jeunes. Je suis là pour eux.»