Le directeur de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Gaétan Perron, et le directeur des services de l'enseignement, Martial Gaudreau, ont tenté de convaincre des parents d'écoliers, réunis mardi soir à l'occasion d'une séance d'information, que la proposition de regrouper les élèves de La Patrie et de Scotstown était la bonne.

Écoles de La Patrie et de Scotstown: le projet de regroupement divise les parents

La séance d'information tenue mardi  soir par la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC) prouve que la proposition de regrouper les élèves de La Patrie et de Scotstown est loin de faire consensus. Au final, chaque parent semble campé sur sa position de départ.
« Il faut être réalistes, les cours d'école sont vides. On ne peut pas commencer à se monter village contre village, on arrivera à rien », a laissé entendre Jonathan Blais après une période de questions marquée par des tensions entre Scotstown et La Patrie.
Pour une troisième année consécutive, la CSHC espère répartir les élèves des deux communautés selon l'âge afin d'éviter les classes de plusieurs niveaux, qui nuisent selon elle à l'apprentissage. « Ce n'est pas une question financière. Nous, on est là pour s'adapter aux enfants », assure le directeur des services de l'enseignement de la commission scolaire, Martial Gaudreau.
Cette fois, au lieu des parents, ce seront les 22 membres du Conseil des commissaires qui trancheront la question, après avoir lu et entendu les parents concernés.
« Je ne veux pas séparer mes enfants. Si le projet se fait, c'est ça qui va arriver. Au départ, je ne serais pas déménagée [de Sherbrooke] si j'avais su ça », estime Mélanie, une mère installée à La Patrie.
Une autre maman, monoparentale cette fois-ci, s'inquiète des répercussions que pourrait avoir ce changement d'école. « Les enfants sont barouettés à la base. Là, à l'école en plus, ça ne marche pas », explique Julie Talon, de La Patrie. Comme elle n'a pas d'auto, elle se demande comment elle irait chercher ses enfants jusqu'à Scotstown s'ils tombent malades une journée.
Les enfants d'abord
Ceux en faveur du regroupement disent que les enfants sont ceux qui ont le plus à gagner.
« Je suis pour que nos enfants puissent avoir une seule classe de première année. Pour qu'on ait un personnel stable, aussi, et que les professeurs puissent suivre le dossier des enfants », soutient Julie Joyal, elle-même mère de deux enfants dans une classe à triple niveaux.
La CSHC estime à 100 % son taux de roulement du personnel. Même si M. Gaudreau admet qu'il s'agit encore d'une « hypothèse », il est persuadé que le regroupement des élèves lui permettrait de garder ses professeurs plus longtemps qu'une année.
La mairesse de Scotstown, Chantal Ouellet, est elle aussi en faveur du projet. « Quand je regarde l'offre que nous fait la commission scolaire, je vois que ça s'adresse à nos enfants et non pas à nos parents », a-t-elle rappelé à la soixantaine de personnes réunies.
Les parents qui le désirent ont jusqu'au 28 mars pour déposer leur mémoire auprès de la commission scolaire. Une autre audience publique sera tenue le 15 avril à Hampden, une semaine avant le vote des commissaires sur la question.