École St-Philippe: la qualité de l'air n'est pas remise en cause

Les moisissures ne sont pas un problème à l'école primaire Saint-Philippe de Windsor, estime la Direction de la santé publique (DSP) de l'Estrie, en se basant sur la tenue d'une seconde enquête épidémiologique.
Une missive envoyée aux parents des élèves de l'école Saint-Philippe indique que la proportion des élèves qui ressentent des symptômes pouvant être compatibles avec un problème de qualité de l'air a diminué, soit 37 élèves sur 127 élèves répondants (29 %), par rapport à 71 sur 201 élèves répondants en 2013 (35 %).
Le taux de réponse se chiffre à 39 % pour les élèves et de 62 % pour le personnel. Le taux de réponse est en baisse par rapport à la première étude; il était alors de 63 % pour les élèves et de 69 % pour le personnel.
La lettre indique que la présence des symptômes ne signifie pas que la qualité de l'air est en cause, puisqu'ils peuvent être engendrés par plusieurs autres causes.
L'école St-Philippe a dû être fermée en février 2013 en raison d'importants problèmes de moisissures. Les enfants ont dû être transférés au Transit de Magog afin que la Commission scolaire des Sommets (CSS) mène d'importants travaux. Les élèves ont pu revenir dans leurs propres classes en octobre dernier, à l'exception des élèves de maternelle, qui ont pu commencer à St-Philippe à la rentrée scolaire. Cet automne, du personnel s'est plaint de différents symptômes, de même que des élèves.
En janvier, comme elle l'avait prévu, la DSP a lancé une deuxième enquête épidémiologique auprès des élèves et des membres du personnel.
Comme certains membres du personnel ont ressenti différents symptômes et de l'inconfort, le monitorage du taux d'humidité et du gaz carbonique dans l'école a été effectué, indique-t-on dans la lettre envoyée aux parents.
Les tests ont permis de démontrer que « l'air est plutôt sec », ce qui peut être causé par l'hiver froid que l'on a connu. « Nous ne pouvons pas humidifier l'école, car cela irait à l'encontre des mesures visant à contrer les moisissures », indique la CSS en formulant quelques recommandations. On précise également que l'arrivée du printemps devrait ramener un taux d'humidité plus élevé dans le bâtiment.
En ce qui concerne le taux de gaz carbonique, la CSS prévoit installer un système d'évacuation d'air jumelé à un ventilateur afin de rendre la ventilation plus efficace. Les résultats de l'étude démontrent que les taux mesurés ne sont pas un danger pour la santé; ils peuvent toutefois causer un inconfort, des maux de tête, etc.
Il s'agit d'un rapport préliminaire de la DSP de l'Estrie. Une mère a indiqué qu'elle souhaitait que le nécessaire soit fait afin d'améliorer l'aération dans l'école, afin d'éviter que les mêmes problèmes ne se répètent cet automne. Elle craint d'ailleurs ce scénario. Elle dit toutefois ne plus avoir de doute sur la présence des moisissures. Il a été impossible d'avoir plus de détails de l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Estrie, hier. On a indiqué à La Tribune qu'un communiqué serait diffusé aujourd'hui. Il a également été impossible de parler à un porte-parole de la CSS.