Du papier à l'électronique (suite)

Notes de cours virtuelles
Du côté de l'Université de Sherbrooke, la baisse d'utilisation du papier est aussi marquée.
La Photadme, qui est responsable du service de photocopie des facultés d'administration, éducation et éducation physique, faisait 12 millions de photocopies par an il y a 5 ans et en fait aujourd'hui entre 6 et 7 millions, une chute de près de 50 pour cent.
« De plus en plus de professeurs se servent du système Moodle pour transmettre par internet leurs notes de cours aux étudiants. C'est certain qu'on est davantage en période de déclin que de croissance », souligne la comptable de la Photadme, Martine Lamontagne.
La Photadme est un organisme à but non lucratif et les étudiants et les enseignants du campus sont son unique clientèle. À cause de la baisse de reproduction, la Photadme est en voie de se restructurer, notamment de réduire son personnel. Il est trop tôt pour savoir si La Photadme fermera ses portes, mais une décision devrait être prise d'ici le trimestre automnal, précise le directeur administratif de la faculté d'administration, Jean-Claude Meilleur.
C'est d'ailleurs ce qui s'est produit à la faculté de génie qui avait son centre de reprographie jusqu'à l'an dernier. « Mais le volume de reproduction ne justifiait plus le maintien de ce service », explique le directeur administratif de la faculté de génie, Yvan Néron, ajoutant que théoriquement, les plans et notes de cours sont dorénavant essentiellement transmis électroniquement.
« Évidemment, si un prof considère qu'il est nécessaire de distribuer un document papier, il peut le rendre disponible au centre de reprographie de la Coop. Et un étudiant peut faire imprimer les documents n'importe quand et n'importe où », précise M. Néron. Des imprimantes ont été ajoutées dans la faculté depuis la fermeture du centre de reprographie.
De son côté, Impression J.G., centre de reprographie pour les facultés de droit et de médecine, a observé une légère hausse de son chiffre d'affaires lié aux photocopies au cours des dernières années. C'est que l'entreprise compte de nombreux clients à l'extérieur du campus, dans le milieu des affaires et des institutions, et qu'elle a profité de la fermeture de certains concurrents pour augmenter sa part de marché. « La hausse de nos ventes de photocopies s'explique par la disparition de certains de nos concurrents au cours des dernières années », confirme le propriétaire Jacques Gagné qui envisage l'avenir positivement.
« Les gens auront toujours besoin du monde de l'impression. De notre côté, on élargit même nos services et nous nous lançons tranquillement dans le domaine de l'édition. »