Sous l'oeil amusé de la directrice générale du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau, les jeunesCharlotte Riendeau, Gabriel Lévesque, Alexandra Bourgault et AbyGaël Bourgault découvrent une des pièces de la nouvelle exposition Charabia animal, sous-titré pour les humains, fraichement sortie pour la semaine de relâche scolaire.

Du charabia animal pour la relâche

Les animaux nous parlent et se parlent entre eux. Aussi, pour décoder et mieux comprendre leur message tout en s'amusant, le lance la nouvelle exposition Charabia animal, sous-titré pour les humains, qui sera présentée jusqu'au 1er septembre prochain.
Fruit d'un an de réflexion et de travaux de maquettes au design souvent unique menés par les professionnels de l'établissement de la rue Frontenac, l'exposition a été inaugurée hier et se greffera à une série d'activités pour combler les loisirs des jeunes et moins jeunes durant la semaine de relâche scolaire. À cela s'ajoutent l'exposition permanente AlterAnima, rencontres inusitées et le spectacle multisensoriel Terra Mutantès.
« La semaine de relâche est de loin notre période la plus achalandée, avec plus de 2000 visiteurs sur les 40 000 personnes par année qui passent au Musée de la nature et des sciences. La nouvelle exposition animale qu'on inaugure ne laissera pas le public indifférent, en raison de tout ce qui a été mis en place au niveau interactif, participatif et multisensoriel », soumet la directrice générale, Marie-Claude Bibeau. Elle s'adresse aux familles, mais avec un accent plus spécifique sur la clientèle préscolaire et du primaire.
Quatre thèmes
Avec ses 11 jeux, 17 bandes sonores et nombreux autres éléments interactifs, l'exposition aborde quatre thèmes en lien avec le langage animalier, soit en matière de séduction, de connexion, de danger et de compagnonnage avec l'humain. « Tout en rendant la découverte amusante et conviviale, il s'agit d'un exercice scientifique et éducatif élaboré avec rigueur », a rajouté le vice-président du Musée, Jean Goulet, à propos de l'exposition où les participants pourront même communiquer à la manière de certains animaux, se transformer en prédateur de singe, imiter les abeilles et que d'autre.
Bâtie au coût de 150 000 $ avec la participation de plusieurs des 40 employés du Musée, la présentation avec ses modules solides, mais facilement démontables prendra après le 1er septembre la route vers d'autres provinces. « Nous sommes le musée au Canada qui réalise le plus gros volume d'expositions itinérantes. On en a actuellement 12 sur la route dont une en France », précise Mme Bibeau. Ces expositions roulent généralement sur cinq ans, avec environ quatre mois d'arrêt dans les villes visitées.
Par ailleurs, toujours dans le cadre de la semaine de relâche scolaire, il y aura chaque jour de la semaine des activités avec un thème différent chaque fois, allant des ateliers scientifiques à l'observation de véritables oiseaux de proie.