Amélie Bérubé, Coralie Gagnon, Émilie Lemelin et Mattieu Lacasse ont passé la nuit dans un quinzee.

Dormir deux nuits sous la neige... et obtenir un brevet «Ours polaire»

Il y avait de l'électricité dans l'air dimanche au parc Victoria, alors qu'un grand rassemblement de célébration de la semaine scoute a attiré 250 jeunes provenant d'unités scoutes de l'Estrie et du Centre-du-Québec.
Après un rallye chasse au trésor - dont les indices étaient codés pour élever le niveau de difficulté -, les jeunes de 7 à 17 ans ont participé à une kermesse en plein air, dont certains kiosques se voulaient loufoques.
« Il y avait une épreuve de course en raquettes, mais il y avait trois raquettes pour deux personnes, ce qui veut dire que deux pieds étaient attachés sur la même raquette », donne en exemple Marie-Josée Lemire, membre du comité organisateur.
D'autres épreuves étaient plus traditionnelles, comme le souque à la corde ou le ballon-balai, et d'autres plus éducatives, comme un atelier technique où l'on pouvait apprendre à fabriquer des civières.
Certaines unités tenaient leur camp d'hiver simultanément à la journée de rassemblement, ce qui a permis aux jeunes de dormir deux nuits sous la neige - et d'ainsi obtenir leur brevet « Ours polaire ».
« On a fait un camp itinérant, c'est-à-dire que la première nuit on a dormi plus loin dans le bois avec un abri, et cette nuit, on a dormi ici dans un quinzee », a affirmé Karol-Anne Fauteux, animatrice à la 39e troupe Mont et rivières de Sherbrooke.
La deuxième nuit a représenté un défi tout particulier pour les jeunes, alors que ceux-ci ont terminé le quinzee... à 23 h! Après avoir empilé un tas de neige suffisamment haut pour servir d'abri et l'avoir laissé reposer quatre heures, il fallait creuser l'intérieur. « On était vraiment découragés, on était coincés à l'intérieur pendant qu'on creusait! » a raconté le lendemain matin Danyk Perras, 13 ans, qui en était à sa première expérience de camping hivernal.
Le jeu en a toutefois valu la chandelle. « Ç'a vraiment valu la peine, c'était le fun de dormir dedans. J'ai vraiment le goût de réessayer, mais la prochaine fois je vais plus me préparer, m'amener plus de linge chaud et de gants », poursuit Danyk.
Par contre, les participants ont soutenu ne pas avoir eu à se soucier du froid durant la nuit. « C'est vrai que dehors il fait froid, mais quand on rentre on est bien », a constaté Alejandro Gerreero, 13 ans.
Celui-ci a beaucoup appris tout au long de l'élaboration du quinzee. « C'est vrai que c'était difficile, il y avait beaucoup de neige à tasser et après il fallait taper et creuser... J'avais peur un peu que le quinzee nous tombe sur la tête, mais il était très solide! »
Jérémie Haché, 12 ans, a dû rassurer sa mère lorsqu'il lui a raconté qu'il irait dormir dans la neige. « Elle a trouvé ça un peu bizarre puisqu'elle n'est pas habituée! » Celui qui en est à sa première année dans le mouvement scout pourra toutefois la rassurer : il affirme avoir bien dormi. « J'ai bien aimé ça! »