Documents contrefaits: Laroche remis en liberté

Accusé de 66 chefs d'accusation de possession de documents contrefaits, possession de biens criminellement obtenus et trafic de biens criminellement obtenus, Denis Laroche de Saint-Albert, n'aura finalement pas eu à subir son enquête sur remise en liberté.
Son avocat, Me Michel Dussault, et le procureur de la Couronne Me Maxime Laroche en sont venus à une entente.
« Après discussion avec mon confrère, nous n'avons plus d'objection à ce que Monsieur soit remis en liberté. Ce dernier devra toutefois se conformer à une série de conditions et s'engager à verser d'importantes sommes d'argent », a indiqué le représentant du ministère public.
Afin de recouvrer sa liberté, Laroche a ainsi dû verser 10 000 $ au greffe et Louise Héneault-Laroche a dû s'engager pour 25 000 $. Outre les conditions usuelles comme le couvre-feu, il devra s'abstenir de communiquer avec une vingtaine de personnes et ne pourra se trouver sur les terrains du Centre de camion Gauthier et de Recyclage Montcalm inc. de Joliette. L'accusé aurait falsifié des factures provenant de ces endroits.
Denis Laroche n'en est pas à ses premiers démêlés devant la justice, lui qui a été condamné à neuf mois d'emprisonnement et à 100 000 $ d'amende en janvier 1996 relativement à six chefs de recel, huit de fraude et 12 de contrefaçon. Il a de nouveau été condamné en décembre 2001, cette fois pour le recel d'une remorque. Il a alors reçu une peine de 18 mois de prison, laquelle a été confirmée par la Cour d'appel.
Dans la présente affaire, son fils Guillaume fait également l'objet de 34 accusations similaires. Les deux hommes seront de retour au palais de justice de Victoriaville le 2 avril pour la communication de la preuve.