Dix années survolées, un spectacle survolté

Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas au parc Jacques-Cartier.
Après l'ambiance des années 80 et rock'n'roll de jeudi, la colline devant la grande scène s'est cette fois remplie de plusieurs jeunes familles pour Marie-Mai, et ce, malgré l'heure tardive de sa représentation (22h30). Les plus petites spectatrices ont même eu droit aux meilleurs sièges : les épaules de leur papa.L'étendue de la foule, elle, était toutefois toujours aussi impressionnante que jeudi.
Onze ans après que l'étoile de Marie-Mai ait amorcée son ascension dans le ciel du show-biz québécois grâce à Star Académie, la figure féminine du rock-pop dans la province était de passage à la Fête du lac des Nations pour un spectacle haut en couleur retraçant sa première dizaine d'années de carrière.
 « Ça peut paraître cliché, mais en festival, on a toujours hâte de jouer à Sherbrooke. L'emplacement est magnifique et chaque année, les gens sont hallucinants », a déclaré Marie-Mai quelques heures avant son entrée sur la grande scène.
Ses fans ont donc savouré les classiques comme Qui prendra ma place ou encore Jetlag, chantée en duo avec son guitariste Fred St-Gelais. Vraiment, Marie-Mai a pigé dans tout, du plus récent matériel au plus vieux, enfilant même successivement les pièces Mentir et Il faut que tu t'en ailles.
Les plus néophytes du répertoire de Marie-Mai ont eux aussi été servis, car l'interprète a parsemé sa prestation de succès populaires en tous genres : du Metallica, du One Republic et même du Bob Marley ont été chantés à la sauce Marie-Mai.
Un spectacle à travers lequel il a été permis de constater l'incroyable pouvoir de la chanteuse sur son public. Chaque clappement de mains et mouvement de bras commandé par la chanteuse était systématiquement appliqué par une foule conquise.
De grands moments pour Orange O'Clock
Le groupe sherbrookois a foulé la grande scène de la Fête du lac des Nations pour la toute première fois de sa jeune carrière, vendredi, avant la venue de Marie-Mai.
Les gagnants de Sherbrooklyn 2012 n'ont pas caché leur excitation de performer devant leur plus grande foule jusqu'à présent.
« C'est un grand moment pour nous de sortir de nos sous-sols et de vous présenter ce spectacle que nous avons rodé toute l'année », a déclaré aux nombreux spectateurs Mickael Fortin, le pianiste et vocaliste de la formation.
Ce spectacle, il est tiré des premières compositions présentées sur l'album Crazy Carnival, dont la pièce titre a été la plus acclamée par la foule. Le groupe a débuté en force sa prestation avec des airs rythmés qui ont tôt fait de dégourdir les festivaliers. Puis, avec la pénombre sont venues les chansons moins carnavalesques et plus intimes, en route vers la représentation du théâtre d'eau.
Une performance impressionnante de la part du trio qui comptait sur une base d'enthousiastes à l'avant de la scène.
Un groupe que l'on recroisera sans l'ombre d'un doute sur cette même grande scène dans les années à venir.
Le Manitoba en met plein la vue
La firme manitobaine Archangel Fireworks a amorcé son spectacle en lion avec une ouverture à couper le souffle. Ils se sont particulièrement démarqués par l'originalité de leurs bombes et leur utilisation savante de l'eau pour créer une ambiance lorsqu'un tapis de feu a recouvert une partie du lac.
Sur des airs des Red Hot Chili Peppers et de Johnny Cash pour ne nommer que ceux là, les feux d'artifice ont valsé avec une précision chirurgicale sur les rythmes proposés. Une autre magnifique performance dans le cadre de cette Coupe des Dieux.