Deux élèves retirés de l'école Saint-Philippe

En attendant les résultats de la deuxième étude épidémiologique, des élèves de l'école primaire Saint-Philippe, à Windsor, continuent de présenter des symptômes qui pourraient être liés à des problèmes de moisissure ou de qualité de l'air.
À bout de ressources, Martin Paquin a dû retirer ses deux enfants de l'école il y a deux semaines. Son fils souffrait de multiples infections depuis son retour à Saint-Philippe, en octobre dernier.
«Plein d'anomalies ont été détectées dans son sang. Maintenant on doit lui donner des médicaments trois fois par semaine jusqu'en juin parce qu'il a trop fait d'infections», soutient-il.
Tous les médecins qu'il a consultés lui interdisent de renvoyer son fils à l'école, du moins jusqu'à ce que la direction puisse recommencer à ouvrir des fenêtres. «Ils ont réglé le problème d'humidité et des moisissures, mais c'est comme si l'air ne circulait plus assez», dénonce-t-il.
Les enfants de Simon Fredette rencontrent aussi ce même genre de problème.
«Il n'y a pas un médecin qui va dire que c'est 100 % à cause de l'école, mais à date il y en a deux qui nous ont dit que [les symptômes de ma fille] sont sûrement en lien avec ça», raconte-t-il.
Depuis son retour à l'école Saint-Philippe, sa fille souffre d'importants maux de tête, de coeur et de gorge. Sa peau est aussi très sèche.
«Elle est suivie au CHUS. On a vu au moins quatre à cinq spécialistes, mais personne ne sait ce qu'elle a. À date, on a repéré des taches sur ses poumons, mais on ne sait pas pourquoi elle a ça», explique-t-il.
Si ce père est conscient des efforts que fait l'école pour trouver les causes du problème, il déplore la lenteur du processus. «L'école sera presque finie quand on saura les résultats», soupire-t-il.
Martin Paquin dénonce plutôt le secret des procédures. «Personne ne nous met au courant de rien», soulève-t-il.
En attente des résultats
Du côté de l'Agence de la santé et des services sociaux (ASSS) de l'Estrie, qui dirige l'enquête épidémiologique, le porte-parole Ian Quirion confirme qu'une réunion est prévue après la semaine de relâche avec la Commission scolaire des Sommets (CSS) afin de discuter des données recueillies.
Rejoint hier après-midi, le Syndicat des enseignants de l'Estrie préfère lui aussi attendre la fin de la semaine de relâche avant de se prononcer.
Quant à la CSS, elle n'a pas retourné nos appels.