Des programmes à haut taux de placement en région

Plusieurs programmes de formation offerts dans la région offrent un excellent taux de placement, montre le dernier Bilan des perspectives de marché du travail 2014 de Jobboom.
C'est le cas, notamment, en santé, assistance et soins infirmiers. Les 32 diplômées du Centre de formation professionnelle 24-Juin de Sherbrooke ont toutes obtenu un poste en 2013. « Nos finissantes terminent parfois le programme avec deux promesses d'embauche », affirme la responsable du programme Joëlle Cyr, dans les pages du guide Jobboom sur les carrières d'avenir 2014.
À l'Université de Sherbrooke, les 31 diplômés en ergothérapie de 2013 sont tous sur le marché du travail. Le Bilan note également un « excellent placement » à l'Université Bishop's en informatique, où 11 étudiants ont été diplômés l'an passé.
Selon Denis-Robert Élias, directeur général du service des stages et du placement de l'Université de Sherbrooke, l'informatique et les technologies de l'information demeurent des secteurs où les offres d'emploi sont généralement plus grandes que le nombre d'étudiants. « Le taux de placement est incroyable », fait-il valoir.
Malgré les soubresauts dans l'industrie du génie (notamment en raison de la Commission Charbonneau et des licenciements chez Bombardier Aéronautique), M. Élias croit qu'il s'agit d'effets ponctuels, et que ce secteur demeurera somme toute intéressant pour les étudiants de génie. « Avec tout ce qui se passe en ingénierie, ça peut être plus difficile. Pour nous, c'est momentané. Les baby-boomers vont commencer à quitter le marché du travail », fait-il valoir.
Plus d'offres que de finissants
Selon l'enquête de Jobboom, une vingtaine d'établissements scolaires ont fait valoir qu'au cours de la dernière année, ils ont reçu plus d'offres d'emploi qu'ils n'avaient de finissants disponibles. C'est le cas au Cégep de Drummondville, en techniques de comptabilité et de gestion (DEC), où l'on retrouvait huit diplômés pour 45 offres d'emploi.
En Estrie, le Bilan observe que la région ne manque pas de main-d'oeuvre qualifiée pour répondre aux besoins des entreprises, en raison des établissements d'enseignement. « Les départs à la retraite restent toutefois une réalité préoccupante pour l'industrie des pâtes et papiers, qui aura besoin de quelque 400 opérateurs d'ici 2017 », peut-on lire.
Selon Jobboom, dans la province, on compte pas moins de 130 formations des niveaux professionnel, technique et universitaire qui offrent de « très belles perspectives d'insertion au marché du travail, dont 35 présentant un potentiel de plein emploi (0 % de chômage) ». On en recense aussi « 95 affichant un taux de placement de 95 % et plus ».
Selon la directrice de l'information de Jobboom, Patricia Richard, « la baisse progressive de la population disponible à l'emploi va marquer le développement économique du Québec d'ici 2030 ». « Selon cette tendance, 75 % des jeunes sur les bancs d'école aujourd'hui occuperont un emploi à la suite du départ d'un retraité. »
Par ailleurs, comme La Tribune l'écrivait l'automne dernier, l'Université de Sherbrooke doit offrir, à compter de 2015, une formation initiale en sciences infirmières avec stages rémunérés, que l'UdeS décrit comme une nouvelle formule. L'institution comptera alors 42 programmes en régime coopératif. Dans les débuts, la formation doit permettre de former annuellement une cinquantaine de personnes sur chaque campus, soit à Sherbrooke et à Longueuil. Le régime coopératif de l'UdeS fêtera d'ailleurs ses 50 ans en 2016.