Des piquets de grève sont apparus mercredi matin (vidéo)

Les élèves qui fréquentent les écoles de plusieurs régions du Québec dont l'Estrie seront privés de cours ce mercredi. Des piquets de grève sont apparus mercredi matin devant les écoles de la région.
Le débrayage des enseignants et du personnel des commissions scolaires aura lieu toute la journée. Tous les services aux élèves, jeunes et adultes, incluant le transport scolaire et les services de garde, sont donc annulés.
Il y aura aussi des débrayages d'employés de l'État dans le Centre-du-Québec et en Mauricie.
En Estrie, 6000 travailleuses et travailleurs de l'éducation, regroupés au sein des organisations affiliées à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ainsi qu'à la Quebec Provincial Association of Teachers (QPAT), sont en grève.
À Sherbrooke, le long du boulevard de l'Université, devant l'école secondaire du Triolet, des dizaines de syndiqués manifestaient leur colère. Des policiers montaient la garde.
De côté du Service de police de Sherbrooke, on signale qu'une marche des manifestants aura lieu dans les secteurs des rues Terrill, Saint-François, King Est et Wellington, entre 11h30 et 13h00. «Il y aura perturbation de la circulation dans le secteur Portland et Northrop-Frye. Les citoyens devraient envisager d'emprunter un autre itinéraire», mentionne-t-on.
Grèves tournantes
Au deuxième jour des grèves tournantes du front commun, mardi, le premier ministre Philippe Couillard a répété qu'il souhaitait voir les parties trouver un terrain d'entente en négociant. Il a dit être surpris qu'un réglement ne puisse intervenir dans le cadre financier gouvernemental alors que ce fut le cas avec les médecins omnipraticiens, les municipalités et le syndicat qui représente les employés de la Société des traversiers.
Le premier ministre a invité les syndiqués à examiner les ententes qui ont récemment été signées en Ontario qui contiennent des paramètres qui, à son avis, ressemblent à ce qu'offre son gouvernement.
Le front commun intersyndical, qui représente quelque 400 000 employés de l'État, réclame des augmentations salariales de 4,5 pour cent par année pendant trois ans. Le gouvernement offre deux années de gel salarial suivies d'augmentations d'un pour cent par année pendant trois ans.
Il veut aussi faire passer de 60 à 62 ans l'âge auquel il sera possible de prendre sa retraite sans pénalité.
Avec La Presse Canadienne et Isabelle Pion