Larry Downey

Des mesures réclamées pour contrer la maladie de Lyme

«Ce n'est quand même pas normal que les vétérinaires soient capables d'établir le diagnostic de la maladie de Lyme chez les animaux, mais pas les médecins québécois chez les humains.»
Dans la foulée de la controverse à propos de cette maladie dont La Tribune faisait état mercredi, le producteur agricole Larry Downey, de Cookshire-Eaton, dont la conjointe avait alors témoigné de la réalité vécue par rapport à la bactérie causée par cette maladie, a réclamé «une meilleure formation du corps médical au Québec».
Comme on sait par les témoignages rapportés mercredi et qui faisaient l'objet d'une activité de sensibilisation par le Club agroenvironnemental de l'Estrie, jeudi, les médecins aux États-Unis sont en mesure de faire le dépistage et le traitement, mais «dans de très faibles proportions ici au Québec».
Or, M. Downey a indiqué avoir eu confirmation que les vétérinaires d'ici constatent de plus en plus de cas de maladie de Lyme chez des chiens. «Il me semble qu'avec tout ce qu'on entend à propos de cette maladie, le ministère de la Santé devrait établir un protocole pour que les médecins soient en mesure de diagnostiquer cette maladie, qui est un vrai cauchemar pour les gens atteints», a-t-il exprimé.
«Les autorités gouvernementales disent qu'il y a 140 cas au Québec, dont quelques-uns en Estrie. Mais avec tous les diagnostics qui sortent aux États-Unis et qui ne sont pas calculés ici, c'est peut-être le double? Trois fois plus? Qui sait. Il faut vraiment que cette situation soit prise plus au sérieux par les autorités médicales d'ici », a aussi soulevé M. Downey, dont la conjointe a été infectée par la bactérie il y a cinq ans.
À tout événement, il entend maintenir la pression et rester actif dans ce dossier par le biais de l'Association québécoise de la maladie de Lyme.