Des mariages parfaits à la SPA de l'Estrie

À l'extérieur des portes donnant accès à la salle d'adoption, une vingtaine de personnes attendent impatiemment... Venant des quatre coins de la province, ils sont tous réunis dans un même but : adopter Zeus, Fripou, Jack. Peut-être même Sam.
<p>Denis Lessard, Lise Bilodeau et leur nouveau «Zeus».</p>
La Société protectrice des animaux de l'Estrie (SPA-Estrie) organisait mercredi une soirée spéciale d'adoption de chiens provenant de la saisie de l'usine de chiens de Dudswell. «Ces chiens étaient dans des conditions misérables lorsqu'on les a trouvés. Ils ont vécu de très gros traumatismes, expliquait le porte-parole de SPA-Estrie, Tom McConnell. Je les ai vus le jour de la saisie, je les vois aujourd'hui, et ce ne sont pas du tout les mêmes chiens.»
Les gens étaient fébriles de choisir leur nouveau compagnon et les cabots ne demandaient qu'à être aimés.
«Nous avons eu un chien pendant 14 ans, mais il était rendu si vieux que nous avons dû l'euthanasier», affirmait Jean-Marc Bertrand, qui a fait 2 h 30 de route pour venir chercher son petit Fripou. «Ça nous a pris du temps avant de vouloir adopter un nouveau chien, mais là c'était le temps. On est prêt!»
<p>Fripou et Jean-Marc Bertrand</p>
Tenant bien serré son nouveau «bébé» de deux mois dans ses mains, sa femme, Carole Dupond, décrivait ce jour comme merveilleux. «Aussitôt que nous avons vu la saisie au bulletin de nouvelles, nous avons appelé la SPA pour les informer qu'on voulait adopter. C'est une équipe formidable qu'ils ont ici. Ils nous renseignent sur tout ce qu'on doit savoir, on est très bien accueilli, ces très agréable», disait-elle très émotive.
Ils étaient les premiers à partir avec un des vingt chiens disponibles pour l'adoption.
Les cinq membres de la grande famille des Hébert avaient les yeux étincelants à leur entrée dans la salle d'adoption. Eux aussi avaient signalé leur intention d'adopter un chien à la SPA, le soir même de la saisie.
«Ça faisait longtemps qu'on parlait d'avoir un chien, mais les petites races qu'on avait choisies étaient un peu dispendieuses», expliquait Julie Beaudoin, la mère des trois jeunes adolescents. La saisie était donc une opportunité d'avoir un sixième membre dans la famille.
«Les deux, nous avons eu un chien dans notre enfance. Je pense que c'est revenu nous chercher», disait Marc Hébert avec un grand sourire. «Les enfants disent qu'ils vont s'en occuper, mais je pense qu'ils ont encore des preuves à faire», ajoutait-il à la blague.
La famille a organisé un concours pour savoir quel sera le nom de leur nouveau compagnon. Le plus vieux des fils est très décidé : il s'appellera Jack. La maman, quant à elle, aime bien Sam. Et le papa? C'est secret! À suivre...