Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, la présidente des Jeux du Canada 2013, Monique F. Leroux, la présidente du conseil des Jeux du Canada, Guylaine Bernier, et Tom Allen, président du conseil d'administration et du comité exécutif des Jeux du Canada, étaient fiers de présenter le bilan financier de l'événement.

Des Jeux payants pour la Ville

Jamais dans toute l'histoire des Jeux du Canada une société hôtesse n'aura présenté un aussi bon bilan financier.
L'édition sherbrookoise des Jeux d'été de 2013 a décidément rehaussé la barre : des retombées totales de 165,5 M$, soit environ 55 M$ de plus que prévu. Sans parler du legs d'environ 2 M$, c'est-à-dire le double du montant visé (NDLR : voir autre texte en page 35).
Hier lors du dépôt du rapport corporatif final, les membres de la Société hôtesse des Jeux du Canada de Sherbrooke tournaient ainsi fièrement la dernière page du chapitre des Jeux d'été de 2013. Et avec raison, puisque tous les résultats financiers ont été au-delà des attentes.
D'abord, une étude confirme que les Jeux de Sherbrooke 2013 ont généré 165,5 M$ en retombées économiques pour l'ensemble du Québec. La moyenne enregistrée lors des six dernières éditions se situe entre 100 M$ et 120 M$.
Uniquement à Sherbrooke et en région, ces retombées se chiffrent à 110,7 M$. Un exploit, selon Monique F. Leroux, présidente des Jeux.
« On s'était donné comme objectif d'aller chercher de 80 à 100 M$ en retombées économiques, mais grâce aux investissements en infrastructures et à la manière dont on a travaillé tous ensemble, autant en ce qui a trait à la gestion qu'aux communications, on a pu atteindre les 165 M$. C'est la meilleure performance de toute l'histoire des Jeux du Canada. Pour moi, c'était fondamental : il fallait absolument redonner un legs et maximiser les retombées. »
Un surplus de 510 000 $
Au 31 mars dernier, les états financiers des Jeux prévoyaient un surplus de l'ordre de 510 000 $, puisque les revenus d'opération se chiffraient à 31 720 000 $, alors que les dépenses d'opérations atteignaient les 31 210 000 $.
Les impacts directs, indirects et induits ont permis la création ou le maintien de 1111 employés à temps plein. Ce qui représente une masse salariale de 53,5 M$ pour le Québec et de 36,5 M$ pour Sherbrooke.
Un sondage effectué auprès de 600 groupes de visiteurs sur les 18 sites des Jeux permet d'estimer à 17 858 le nombre de spectateurs et de membres de la famille des athlètes, dont 12 473 en provenance de l'extérieur de Sherbrooke et 7424 de l'extérieur du Québec.
La durée de séjour de ces spectateurs était d'environ 6,5 jours. Les dépenses de tous ces visiteurs sont évaluées à 7 638 777 $.
« Durant les Jeux, il n'y a eu aucun imprévu qui a nui à l'aspect financier, mis à part des petits pépins de 1000 ou 1500 $ qui n'avaient pas de gros impacts sur le budget », a fait valoir la directrice générale adjointe des Jeux, Lynn Blouin.
« Est-ce que tout cela est inespéré? Peut-être, lance le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny. Du moins, il s'agit certainement d'une bonne nouvelle. On aurait été en droit de s'attendre à environ 100 M$ en retombées, dont 60 M$ environ dans la région de Sherbrooke. Les chiffres obtenus sont largement supérieurs. »
Toutes ces retombées n'ont évidemment pas été réparties de façon égale.
« Certains restaurateurs ont engagé plus de personnel et n'ont peut-être pas vu l'achalandage augmenter suffisamment à leur goût, a rappelé M. Sévigny. La leçon à retenir pour les prochains événements : ne pas créer trop d'attentes démesurées et mieux cibler le type de retombées. »