Des élèves sur la scène pour une soirée Salsa de slams

Le projet est en voie de devenir une tradition. Le 6 février prochain, une soixantaine d'élèves grimperont sur la scène du Théâtre Granada afin de déclamer leur poésie, dans le cadre de la soirée Salsa de slams. Pour la classe de Lorraine Beaudoin de l'école Champlain, le projet a permis de multiplier les apprentissages, de l'écriture à la tenue d'un budget... en passant par la force de la coopération.
Le projet, vaste, regroupe en fait quelque 275 élèves provenant de 13 écoles de la région, qui ont été invités à sortir la plume et s'exprimer à voix haute en slamant. Certains ont pris part à une activité regroupant quelques écoles, et une soixantaine d'élèves auront aussi la chance de monter sur scène le 6 février prochain. En plus d'avoir écrit leur propre slam, les élèves de cinquième année de Mme Beaudoin jouent aussi un rôle dans l'organisation de l'événement et l'animation. La classe a pris part à un projet entrepreneurial, qui l'a amenée à toucher à une foule d'aspects, que ce soit les finances ou les communications.
« On trouve que c'est une découverte de talents et ça permet à soixante jeunes de sept écoles de l'Estrie de s'exprimer », lance d'entrée de jeu Florence Proulx, une élève du comité des relations publiques. Elle précise que l'initiative a été menée en collaboration avec Mylène Archambault et Éliane Landriault, à qui l'on doit la naissance de ce projet dans les écoles de la région il y a environ deux ans. Depuis, le projet a pris de l'ampleur.
L'environnement
Qu'avaient envie de dire à voix haute les enfants? « Beaucoup de personnes ont choisi l'environnement. Il y avait aussi des sujets comme les rumeurs et les trucs comme ça », indique Léana Lafontaine.
« Au départ, on avait peur que ça ne rejoigne pas les garçons. Finalement, les gars, vous avez sorti des choses extraordinaires », a lancé Mme Beaudoin. Et puis, les thèmes abordés varient en fonction des écoles, fait-elle valoir, de sorte que le spectacle se retrouve avec une pléiade de sujets abordés.
Plusieurs artistes invités sont attendus. Le slameur Frank Poule planche aussi sur ce projet en travaillant directement avec les élèves dans le cadre d'ateliers. Le slam permet de s'exprimer librement, d'une « façon assez spéciale », fait-il valoir.
« La scène, c'est la concrétisation de se rendre là », observe-t-il. Les spectateurs auront en fait droit à deux spectacles pour le prix d'un, puisque en plus de la Salsa des slams, le Slam du Tremplin se déplacera au Théâtre Granada pour cette soirée. Les organisateurs en profiteront également pour lancer deux recueils de slams.
Les billets sont actuellement en prévente. Ils seront aussi en vente le soir du spectacle, prévu à compter de 18 h 30, à la porte au coût de 15 $ pour les adultes et de 7 $ pour les 17 ans et moins.