Des chercheurs s'intéressent aux victimes de Lac-Mégantic (suite)

«Les jeunes sont affectés»
Différents types de victimes seraient rencontrées. On pense aux endeuillés, aux personnes déplacées, aux intervenants comme les pompiers et policiers... La chercheuse principale s'intéresse aussi à l'image que les jeunes ont de la tragédie. « Souvent, on sous-estime combien les jeunes sont affectés. Ça peut avoir des conséquences chez eux... »
Le déraillement de train a fait 47 victimes, mais a aussi eu d'autres impacts : des gens ont perdu leurs maisons, leurs emplois... « Les gens de Lac-Mégantic, en plus d'avoir fait un deuil collectif, doivent vivre avec une partie de leur communauté qui est détruite. Ils y sont confrontés tous les jours, c'est dur! »
La recherche s'étalerait sur trois ans et débuterait en 2015, « pour donner le temps au processus de rétablissement de se mettre en marche ». Mme Maltais, qui collabore notamment avec l'Université de Sherbrooke et la Direction de la santé publique de l'Estrie, doit trouver du financement, autour de 700 000 $. Elle espère avoir une oreille attentive de la part des entreprises ferroviaires et pétrolières et du côté des gouvernements. Le programme permettra l'avancement des connaissances en lien avec la gestion sociale des désastres.