Des autocollants contre le projet de loi sur les régimes de retraite

Les employés de la Ville de Sherbrooke, à l'instar des employés municipaux de plusieurs autres villes au Québec, ont commencé à utiliser des autocollants pour manifester contre le projet de loi visant à encadrer les négociations portant sur les régimes de retraite. Les autocollants, observés entre autres sur des voitures de patrouille du Service de police de Sherbrooke, portent les mentions « Libre négo » et « On n'a rien volé (nous) ».
L'initiative a été lancée par la Coalition syndicale pour la libre négociation. Dans un communiqué, le regroupement indique avoir « pris toutes les mesures pour s'assurer que les autocollants soient pleinement amovibles et n'endommagent en aucun cas les équipements publics ».
Selon le porte-parole de la Coalition, Marc Ranger, le slogan utilisé fait référence aux conditions de travail des employés municipaux qui ont « été négociées de bonne foi avec les municipalités et qu'il est impossible de présenter ces conditions comme étant illégitimes ». « Nous avons vu à la commission Charbonneau ce que c'était que du vol. Le gouffre financier, il est là. Le scandale, il est là. Nous déplorons que l'Union des municipalités du Québec et certains maires fassent diversion en attaquant les conditions de travail des employés municipaux. »
« Les employés municipaux n'ont rien volé, ils ont négocié de bonne foi. Le projet de loi 3 change les règles du jeu rétroactivement et empêche de trouver des solutions imaginatives pour l'avenir », ajoute-t-il.
La Coalition syndicale pour la libre négociation regroupe 65 000 membres cols blancs, cols bleus, pompiers, policiers, professionnels et employés de sociétés de transport.