Défi CIBLE 2014: sueur, larmes, blessures, et surtout, fierté

À leur retour à Sherbrooke, les participants du Défi CIBLE 2014 ont reçu un accueil chaleureux de leurs parents et amis. D'occasion, la chanson We are the champions sortaient à plein régime des haut-parleurs installés dans le stationnement de l'agence sherbrookoise.
D'une étreinte où sueur et larmes coulaient à flots, les coureurs ont terminé, dimanche, leur périple de 410 km qui les aura menés de Sherbrooke à Saint-Georges-de-Beauce en passant par Lac-Mégantic.
« Je suis très fière de mon équipe, peu de gens peuvent se vanter d'avoir réalisé un tel exploit. Ça démontre qu'il n'y a pas de limites à ce que l'on peut accomplir », souligne Nathalie Ashby, présidente de CIBLE. Les entrainements payés et les frais encourus lors du défi comme la location de VR auront porté leurs fruits, elle qui considère que l'équipe s'est soudée au fil des kilomètres et que le rendement de l'entreprise n'a fait qu'augmenter.
« Personne n'a abandonné. Tout le monde a persévéré et continué de mettre un pied devant l'autre malgré la fatigue », raconte Anne-Marie Houde. Ses souliers de course auront cogné le sol sur une distance de 80 km au cours de la fin de semaine.
« On passait vraiment par toutes les émotions. Au début, tu pars heureux, jusqu'à ce que tu vois une pente, là tu te sens découragé, mais tu continues. En haut tu te sens fier, tu as presque des larmes de joie », explique à la blague Francis Reynolds. Il avoue que la course ne fait pas partie de ses passions, mais il se réjouit des 75 km qu'il a parcourus.
« Quand on court, on se découvre soi-même, ce n'est pas comme un sport d'équipe où l'on dépend des autres, on découvre nos forces et nos faiblesses. Grâce au Défi, on a réussi à rendre quelque chose d'individuel en quelque chose de collectif. Maintenant on partage un autre gros point commun autre que le chèque de paie », indique Marc-Olivier Noël qui a parcouru 60 km sur le bitume.
Moment fort du voyage : courir devant la zone rouge de Lac-Mégantic.
« On était tous épuisés, mais quand on est passés devant la zone, on s'est rappelé pourquoi on courait et ça nous a fait réaliser que des gens ont vécu bien pire que nous », affirme Anne-Marie Houde.
Les fonds amassés lors du Défi ont été versés à Home Horizon Mégantic pour la construction d'un édifice de douze logements pour les sinistrés du déraillement.
Même si les escaliers constituent le nouveau défi des jambes endolories des employés de CIBLE, tous manifestent leur enthousiasme pour une deuxième édition.