Gervais Laroche

De la broue dans le toupet chez Sel Warwick

L'hiver rigoureux qui fait rage depuis le début de l'année sur tout le Nord-Est américain est particulièrement lucratif pour certaines entreprises de fabrication et de distribution d'agrégats dont le fleuron de l'économie victoriavilloise Sel Warwick.
« C'est occupé, je dirais même très occupé, a indiqué le directeur général de l'entreprise, Gervais Laroche. La demande est en forte croissance pour tous nos produits, du sel de déglaçage au petit gravier ».
Bien qu'il soit encore trop tôt pour chiffrer l'ampleur de la situation, M. Laroche fait état « d'importantes augmentations » par rapport à l'hiver dernier, particulièrement auprès des clientèles de l'Ontario et du nord-est des États-Unis. Cette croissance ne s'explique pas tant par les températures plus froides qu'à l'habitude que par les importantes chutes de pluie verglaçante du début de l'année.
« Nous avons connu un mois de décembre à peu près normal, mais depuis trois semaines, nous avons des commandes à profusion. Nous demandons à nos travailleurs de faire beaucoup d'heures supplémentaires. Disons que les journées commencent plus tôt et se terminent plus tard qu'à l'habitude », a ajouté le directeur général.
Le récent déménagement dans de nouvelles installations situées sur le boulevard Pierre-Roux, dans le parc industriel victoriavillois rend la logistique beaucoup plus facile pour Sel Warwick et a réduit considérablement les délais de livraison.
Pour ce qui est de l'approvisionnement, si une pénurie de sel est possible, il semble que ce ne soit pas un problème pour l'instant. L'entreprise possède des ententes avec nombre de fournisseurs et s'attend à être en mesure de répondre à la demande.
« C'est toujours possible, mais on est encore loin de là. Il peut encore faire mauvais un bout de temps », a conclu M. Laroche.