Daniel Beaucage en compagnie de son épouse.

Daniel Beaucage nommé Grand Estrien 2014

« Je suis quelqu'un qui a toujours beaucoup rêvé. Quand j'étais jeune j'avais dit à mes parents que je voulais être en affaires, je voulais réussir et je voulais aller dans le domaine de l'automobile. »
Daniel Beaucage a reçu les grands honneurs, hier, lors du Gala Reconnaissance Estrie organisé par la Chambre de commerce de Sherbrooke. S'il a été nommé Grand Estrien 2014, c'est parce que l'homme d'affaires n'a pas cessé de rêver lorsqu'il est devenu adulte. Il se lève encore chaque matin avec le désir d'aller plus loin, visant toujours l'excellence.
M. Beaucage rencontre celle qui allait devenir son épouse à l'âge de 11 ans. « C'était ma voisine à Boucherville. Je ne suis pas allé la chercher bien loin », raconte-t-il en riant. Marié depuis bientôt 35 ans, le couple a quatre filles. « Et j'ai aussi trois petites-filles ce qui fait en sorte que j'ai huit femmes dans ma vie. Au travail, je prends des centaines de décisions par jour et je me trompe rarement. À la maison, par contre, j'ai rarement raison », précise-t-il, toujours en souriant.
Jeune diplômé en administration des affaires et en gestion publicitaire, M. Beaucage fait ses premiers pas dans l'industrie automobile à 22 ans alors qu'il obtient un poste de superviseur chez AMC Jeep Renault. On le croit alors trop jeune pour vendre des voitures. Pourtant, il conseillera les concessionnaires sur la marche à suivre pour connaître le succès.
En 1984, Daniel Beaucage se joint à l'équipe de Honda Canada à Montréal. L'année suivante, l'entrepreneur qui sommeillait en lui se révèle et il prend alors le plus grand risque de sa vie. « J'ai ré-hypothéqué ma maison et grâce à une mise de fonds de 10 000 $, je suis devenu copropriétaire de la concession Honda à Sherbrooke ». C'est à ce moment que la famille Beaucage s'installe pour de bon en Estrie.
Au début des années 1990, il vend ses actions de la concession Honda et devient copropriétaire des concessions Nissan et Infiniti. À la même époque, la compagnie General Motors du Canada l'approche pour qu'il prenne en main la bannière Chevrolet, laissée orpheline par la fermeture de Brouillard Automobiles. C'est parti.
Aujourd'hui, M. Beaucage est actionnaire majoritaire de 22 entreprises, dont 15 concessionnaires, en Estrie, au Centre-du-Québec et en Montérégie. Moteur économique important dans la région, il emploie quelque 425 travailleurs dont 325 dans la région de l'Estrie. La masse salariale de ses entreprises en 2013 totalise 22 M$, dont 16 M$ dans la région de l'Estrie.
La formule de participation des directeurs généraux à l'actionnariat le distingue de la compétition. « Une de mes grandes fiertés est d'avoir aidé des jeunes à devenir des entrepreneurs. Mon plus vieil associé déballait des boîtes pour moi chez Honda Sherbrooke. Aujourd'hui, il est directeur général et actionnaire de trois concessions avec moi. Même chose pour ce jeune stagiaire qui a commencé à 17 ans à travailler pour moi. Vingt ans plus tard, il est associé dans trois concessionnaires avec moi », relate celui qui se décrit comme un patron exigeant, mais reconnaissant.
M. Beaucage est de ceux qui croient en la sueur davantage qu'aux diplômes. « Tu peux être Wayne Gretzky, mais si tu ne veux pas patiner, j'ai pas besoin de toi dans mon équipe. J'aime mieux quelqu'un qui patine sur la bottine, mais qui patine. J'ai toujours cherché des gens qui voulaient » résume l'homme d'affaires de 56 ans.
« Mais ça prend une équipe parce que tout seul, on fait rien », ajoute-t-il.
Le Grand Estrien 2014 a reçu les grands honneurs aussi parce qu'il redonne à la communauté. Au fil des ans, ce sont plus de 750 000 $ que le Groupe Beaucage a versé aux causes qui lui tiennent à coeur, soit celles qui touchent les enfants, la santé et la famille.
La Grande Table, la Fondation Rock-Guertin, l'Association québécoise des enfants audi-muets, la Maison Aube-Lumière et la Fondation du CHUS sont sur la liste des organismes à qui le Groupe Beaucage a versé des dons. Une somme de 250 000 $ a été donnée pour le Centre mère-enfant. « Avec les femmes qui m'entourent, la cause ne peut pas ne pas me toucher! »
Impliqué aussi dans le secteur de l'automobile, il siège sur une dizaine de comités de manufacturiers, ce qui l'oblige à prendre l'avion une à deux fois par semaine.
Une de ses filles, Mariève, suivra les traces de son père qui en est d'ailleurs très fier. Elle fait partie de la direction du Groupe Beaucage depuis janvier 2013, ce qui augure bien pour la relève.
Fidèle en amour comme en affaires, c'est un homme comblé qui a reçu, hier, les honneurs. « Ma fierté est de constater ce qu'on a réussi à bâtir avec ma famille. Je peux dire que je suis heureux. Mon rêve ressemble aujourd'hui à la pérennité. Je souhaite que tout cela se poursuive », celui qui se décrit comme un « gars bien ordinaire » malgré sa façade d'homme d'affaires.