Luc Paré

Crise chez les pompiers de Magog: «La situation n'était pas parfaite»

Le vote de non-confiance à l'endroit du directeur du service de protection incendie de la Ville de Magog n'a pas été une grande surprise pour la présidente de la Commission des ressources humaines, Nathalie Pelletier.
<p>Nathalie Pelletier</p>
« Je savais que la situation n'était pas parfaite au sein du service incendie alors je n'ai pas été très surprise par le vote des pompiers », confie Mme Pelletier, qui représente le district des Marinas au conseil municipal de Magog.
À ce sujet, d'après les informations obtenues auprès de deux sources, une « ressource externe » a tenté d'aider l'état-major du service de protection incendie à régler certains problèmes au cours des derniers mois.
Le processus enclenché semble s'être soldé par un échec.
Rappelons que Luc Paré a récemment annoncé qu'il quittera bientôt son poste de directeur. Il avait été question de lui accorder ensuite un poste de capitaine, mais le vote de non-confiance pris par les pompiers tend à démontrer que ces derniers ne souhaitent pas le voir occuper une telle fonction.
Nathalie Pelletier assure que la problématique existant chez les pompiers de la Ville est traitée avec sérieux. Mais elle admet être à la recherche de faits qui permettraient de mieux jauger la situation.
«Je recherche des faits en ce moment, indique Mme Pelletier. S'il y a des problèmes, on veut les régler. C'est toutefois difficile d'intervenir auprès d'un cadre sans avoir des faits précis en lien avec la problématique existante. »
La présidente de la Commission des ressources humaines note dans la foulée que les employés qui vivraient du harcèlement ou de l'intimidation peuvent avoir accès à des « ressources ».
La municipalité aspire à créer un environnement de travail où tous ont droit au respect.
Au cours des prochains jours, les membres de la Commission des ressources humaines rencontreront des représentants de la section locale de Magog du Syndicat des pompiers et pompières du Québec afin d'approfondir avec eux le dossier.
« On n'a pas d'échéancier précis pour l'instant, reconnaît Nathalie Pelletier. Mais on a les deux mains dedans. Une fois qu'elle aura fait son travail, la commission formulera une recommandation par rapport à ce dossier et une décision sera prise par la suite. »