Le coordonnateur général du Bilboquet, Bernard Beaupré, se réjouit de l'ajout de 42 places dans le CPE, tout en reconnaissant que l'équipe aura à surmonter de nouveaux défis tout au long du processus.

CPE Le Bilboquet : nouvelles places, nouveaux défis

Le CPE coopératif Le Bilboquet pourra accueillir 42 enfants de plus d'ici 2016, a annoncé jeudi la ministre de la Famille Nicole Léger. Ces nouvelles places permettront notamment au CPE de se «lancer dans l'aventure de la pouponnière» et d'accueillir plus d'enfants de 2 ans.
«Actuellement, on ne répond pas à la demande de nos membres pour les enfants de 2 ans, on a juste un groupe», explique Bernard Beaupré, coordonnateur général du CPE. L'ajout de places permettra donc d'accueillir plus de «Petit Bil» (enfants de 2 ans), ainsi que le tout premier groupe de «Mini Bil» (les poupons).
L'une des particularités du Bilboquet est d'accueillir des enfants à temps partiel ainsi que des enfants présentant des besoins particuliers. «Ce sont les forces du Bilboquet en termes d'offre de service, et avec les places, on vient rajouter pour la population qui en a besoin des occasions supplémentaires de bénéficier de nos services», dit M. Beaupré.
Nouveaux défis pour l'équipe
L'annonce gouvernementale de jeudi concernait les projets retenus pour la création de 628 places en service de garde en Estrie, dont celles au Bilboquet.
La nouvelle a été accueillie avec beaucoup d'enthousiasme à l'établissement de la rue Mont-Plaisant, bien que de nombreux ajustements seront nécessaires. «Pour les équipes, c'est du travail, c'est toujours un défi chaque fois qu'il y a du changement. Ça va demander une belle implication de notre équipe, mais il faut faire attention de ne pas l'essouffler là-dedans», précise M. Beaupré.
Au-delà des nouveaux enfants que le Bilboquet accueillera, il y a aussi les nouveaux employés. «C'est de la création d'emploi qu'il ne faut pas négliger. On n'en a pas parlé beaucoup lors de l'annonce, mais je pense que c'est important. On voit passer de super belles personnes qui seraient un atout pour le développement des enfants, et on va pouvoir garder dans notre organisation des gens qui ont vraiment une belle profondeur et des qualités», avance M. Beaupré.
Pour installer tout ce beau monde, le CPE compte acquérir un édifice dans son quartier et le rénover pour qu'il puisse permettre de répondre aux besoins de la clientèle. «Si jamais ça ne fonctionne pas, on pourrait aussi construire un édifice dans le voisinage», mentionne M. Beaupré.
Avec ces nouvelles places, ce sont 180 jeunes qui pourront fréquenter le Bilboquet.