CPE: la hausse des tarifs inquiète

Après un gel de dix ans, le tarif quotidien pour les services de garde passera de 7 à 8 $ à compter du 1er septembre, puis à 9 $ l'année prochaine. Un changement qui inquiète au plus haut point la directrice du Regroupement des CPE des Cantons-de-l'Est.
<p>Martine Staehler</p>
Martine Staehler s'attendait à voir ces tarifs être modifiés à la hausse tôt ou tard. La directrice du RCPECE espérait l'instauration de mesures venant en aide aux familles à faible revenu.
« Une mesure compensatoire aurait été appréciée de la part de plusieurs familles, car pour chaque enfant, on parle d'une augmentation moyenne de 260 $ cette année et de 520 $ l'an prochain! C'est énorme quand on sait que le tarif à 7 $ représentait déjà beaucoup pour ces familles. »
Mme Staehler admet que les différents regroupements comme le sien appliqueront de la pression durant les élections dans le but de convaincre le gouvernement de créer des mesures compensatoires.
« La simple hausse de quinze sous à venir pour le salaire minimum ne sera pas suffisante. Est-ce que les familles pourront absorber cette augmentation de tarif? Plusieurs n'y arriveront pas et devront trouver des solutions, particulièrement les parents qui sont encore aux études », croit-elle.
Or, le sujet n'a pas envahi les discussions entre parents et intervenants.
« Personne ne m'a parlé de la hausse. Je ne sais pas si c'est parce qu'il est encore trop tôt ou que les parents étaient pressés vendredi en fin d'après-midi, mais on n'a pas discuté du changement de tarif », souligne l'intervenant au CPE du Bilboquet Félix Morin.
Un père de famille a d'ailleurs avoué dans ce même CPE que le plus grand problème demeurera le mode de gestion des garderies en milieu familial et des centres de la petite enfance.
« Il y a plusieurs situations étranges dans la gestion des garderies et je crois qu'il y aurait de l'amélioration à apporter dans l'administration, affirme Jean-Sébastien Chartier. Personnellement, on va s'arranger pour trouver l'argent nécessaire afin d'éponger cette hausse. Les autres devront faire pareil, mais je suis conscient que ce ne sera pas évident pour les grandes familles ou celles à faible revenu. »