Gabriel Morin

Coupable d'accès, de possession et de distribution de pornographie juvénile

Gabriel Morin de Sherbrooke devra subir une évaluation sexologique après avoir plaidé coupable à six chefs d'accusation reliées à la pornographie juvénile.
Devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, l'homme de 32 ans a reconnu la possession, l'accès et la distribution de pornographie juvénile entre juin 2008 et août 2012.
La distribution de pornographie juvénile est passible d'une peine minimale de détention d'une année.
L'avocat de la défense Me Patrick Fréchette a demandé la confection d'un rapport présentenciel complet ainsi qu'une évaluation sexologique.
À la suite de l'enquête préliminaire qui s'est déroulée dans ce dossier et de l'impact du témoignage sur la victime alléguée, la procureure aux poursuites criminelles Me Joannie Saint-Pierre a pris la décision de ne pas déposer la preuve concernant deux dossiers de contacts sexuels.
Les observations sur la peine dans les dossiers de pornographie juvénile devraient se dérouler le 5 février 2015.
Gabriel Morin a été arrêté dans le cadre de l'opération «mainmise» qui s'était déroulée en novembre 2013.
Le projet «mainmise» avait été amorcé en juin 2013 par l'Équipe d'enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants sur internet (ESEI), en collaboration avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et des corps policiers municipaux.
Il s'agit de la plus importante opération policière en matière de pornographie juvénile à avoir été menée au Québec.
Entre juin et octobre, les enquêteurs de l'ESEI ont pu repérer les suspects sur internet. Des perquisitions ont été réalisées dans les résidences des suspects, où du matériel informatique a été saisi pour analyse.